Longtemps critique envers le club parisien, qu’il qualifiait de « club-État », le président de la Liga salue désormais son équilibre financier, tout en restant vigilant.
Le ton a changé. Pendant des années, Javier Tebas a fait du Paris Saint-Germain l’une de ses cibles favorites, dénonçant un modèle économique soutenu par un État. Dans un entretien accordé à L’Équipe, le président de la Liga espagnole adresse pourtant des compliments au club de la capitale. Selon lui, Paris est désormais « sur la bonne voie ». Un revirement notable, même si le dirigeant espagnol ne renonce pas tout à fait à sa vigilance.
« Leurs revenus et leurs dépenses sont bien plus équilibrés »
Le patron de la Liga explique ce changement de regard par l’évolution des comptes parisiens. « Leurs revenus et leurs dépenses sont désormais bien plus équilibrés, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ils sont enfin sur la bonne voie, celle que nous espérions », a-t-il déclaré.
Mais l’Espagnol garde un œil sur la suite. « Je souhaite que le PSG continue sur cette lancée sans que la situation ne dégénère à nouveau », a-t-il ajouté. Une manière de rappeler que son jugement reste conditionné à la durée.
Un adversaire historique du modèle parisien
Ces mots tranchent avec le passé. Après le transfert record de Neymar en 2017, la Liga avait notamment saisi l’UEFA pour contester les finances du club parisien. Tebas n’a cessé, depuis, de pointer les clubs soutenus par des fonds publics, comme Manchester City, reconnu coupable de 114 infractions financières en septembre.
Ses compliments interviennent alors que le PSG, double champion d’Europe en titre, vient de dominer le FC Barcelone (4-2), une victoire que nous racontions ici.
Tebas toujours en guerre avec le Real
En Espagne, le président de la Liga reste en revanche au cœur des tensions. Le Real Madrid a récemment réclamé sa démission après une comparaison avec la propagande de Goebbels, comme nous l’expliquions dans cet article. Les supporters madrilènes l’ont aussi pris pour cible au Bernabéu lors de la victoire face à Séville.