La Fédération française de football a condamné avec fermeté l’agression du président de la Jeunesse Sportive de Bondy. Elle envisage de se constituer partie civile.
Le football amateur est de nouveau touché par la violence. Ce vendredi, la Fédération française de football a publié un communiqué pour condamner « avec la plus grande fermeté » l’agression dont a été victime le président de la Jeunesse Sportive de Bondy. Les faits se sont produits le samedi 3 octobre, au stade Robert-Gazzi, en Seine-Saint-Denis. Les circonstances de l’agression n’ont pas été précisées. L’instance apporte son soutien au dirigeant et à son club, et annonce qu’elle les accompagnera dans leurs démarches.
« Inacceptables »
La FFF ne mâche pas ses mots. « Les violences à l’encontre de dirigeants et bénévoles engagés au service du football amateur sont inacceptables et n’ont pas leur place dans notre sport », écrit-elle.
La Fédération indique se tenir à la disposition des autorités compétentes. Elle travaillera en lien avec la Ligue Paris Île-de-France et le District de la Seine-Saint-Denis pour accompagner le club.
Une possible constitution de partie civile
La FFF va plus loin. Elle « étudie également les voies de droit lui permettant de s’associer à la procédure, notamment par une éventuelle constitution de partie civile », précise le communiqué.
Le volet sportif n’est pas oublié. Si des licenciés de la FFF devaient être mis en cause, les instances disciplinaires compétentes pourraient être saisies, dans le respect des procédures applicables.
La lutte contre les violences au cœur des priorités
La Fédération réaffirme « son principe de tolérance zéro à l’égard de toute forme de violence, sur et autour des terrains ». Elle promet de continuer à s’engager pour la sécurité des dirigeants et des bénévoles qui font vivre le football amateur.
Ce communiqué intervient quelques jours après une autre annonce forte de l’instance. La FFF a récemment décidé de généraliser les caméras sur les arbitres pour lutter contre les violences sur les terrains amateurs.
Un signal de plus envoyé aux clubs : les bénévoles qui font tourner le football du dimanche doivent pouvoir le faire en sécurité.