L’ailier de Charlotte FC a révélé à The Athletic avoir décliné une offre de 26 millions d’euros pour Helios, un jeu de cartes qu’il a lui-même créé.
Allan Saint-Maximin ne fait décidément rien comme les autres. À 29 ans, l’ailier français de Charlotte FC, en MLS, mène aussi une carrière d’entrepreneur. Dans un entretien accordé à The Athletic, il a révélé avoir récemment refusé une offre de 26 millions d’euros pour Helios, un jeu de cartes gratuit inspiré de la mythologie grecque qu’il a lui-même imaginé. Une somme considérable, que l’ancien joueur de Nice et de Newcastle a pourtant déclinée, afin de garder le contrôle de son projet.
« L’aventure ne tourne pas autour de l’argent »
Pour Allan Saint-Maximin, Helios n’est pas qu’une affaire de chiffres. « L’aventure ne tourne pas autour de l’argent. Il s’agit de créer quelque chose, de créer des emplois et des opportunités », a-t-il expliqué à The Athletic.
Le joueur ne compte pas pour autant développer son jeu seul. Il souhaite s’entourer de nouveaux partenaires, et privilégie l’arrivée d’investisseurs qui pourraient acquérir des parts de son entreprise en échange de leur apport financier.
Une façon de faire grandir Helios sans en céder les rênes. Selon Sport Business Club, Saint-Maximin est aussi à l’origine de la 100% OVNI Academy, une structure de formation pour jeunes footballeurs.
De Lens à Charlotte
Sur le terrain, Allan Saint-Maximin a lui aussi pris un nouveau virage. Le 13 juillet dernier, il s’est engagé avec Charlotte FC, en provenance du RC Lens, avec un statut de joueur désigné.
Son départ de l’Artois était pressenti. Au début de l’été, plusieurs départs étaient redoutés à Lens, dont le sien, après une saison historique marquée par une deuxième place en Ligue 1 et la première Coupe de France du club.
Il faisait encore partie des titulaires attendus pour la finale de la Coupe de France face à Nice, son ancien club, en mai dernier.
Un joueur à part
Ce refus colle parfaitement à l’image du personnage. Connu pour ses dribbles spectaculaires et son tempérament imprévisible, Allan Saint-Maximin a toujours cultivé sa différence, sur le terrain comme en dehors.
À 29 ans, il construit déjà son après-carrière, sans sacrifier son indépendance. Refuser 26 millions d’euros n’est pas donné à tout le monde. Mais pour l’ailier de Charlotte, la liberté de créer semble valoir bien plus qu’un chèque.