Le club affirme dans un communiqué que l’instance n’a ni délibéré ni voté sur sa demande, contrairement à ce qui a été rapporté.
Une version s’oppose à l’autre. Alors que plusieurs médias annonçaient jeudi soir le refus du comité exécutif d’intégrer les Girondins de Bordeaux en National 2, le club a publié un communiqué contestant ce déroulement. Il affirme qu’aucune délibération ni aucun vote n’ont eu lieu sur sa demande, et se dit scandalisé par la manière dont sa situation a été traitée.
La version du club
Le club met en cause la durée de la réunion. Il indique que celle-ci s’est achevée au bout d’une demi-heure, et qu’une communication annonçait déjà l’issue à 18h30.
Il conteste l’existence même d’une décision. Selon lui, l’organe compétent n’a pas examiné le dossier transmis avec l’ensemble des pièces justificatives.
Ses arguments n’auraient pas été étudiés. Le club cite un jugement constatant sa solvabilité, des fonds séquestrés couvrant la saison, un investisseur engagé et une place vacante dans le groupe concerné.
Un retard reconnu mais réparé
Le club évoque un manquement ponctuel. Il mentionne un retard de dix jours dans la production de fonds, qu’il affirme avoir depuis régularisé.
Il juge la sanction disproportionnée. Selon lui, un club fondé en 1881 et six fois champion de France ne peut être écarté au terme d’une réunion de quelques minutes.
𝐶𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒́ 𝑑𝑢 𝐶𝑙𝑢𝑏 📝
— FC Girondins de Bordeaux (@girondins) September 3, 2026
Le Football Club des Girondins de Bordeaux apprend que la réunion du Comité exécutif de la Fédération Française de Football s'est achevée après une demi-heure, et que son service de presse annonçait à 18 h 30déjà que le club ne serait pas… pic.twitter.com/lvfgEWawwu
Sa demande porte sur l’équité. Il dit ne pas réclamer de traitement de faveur, mais refuser d’être traité plus sévèrement que d’autres.
Une procédure qui se poursuit
Le club réclame toujours une audition. Il souhaite être entendu par le comité exécutif puis par la DNCG sur sa situation actuelle.
Il annonce poursuivre ses démarches. La direction indique vouloir agir par toutes les voies de droit pour obtenir un examen de son dossier.
La Fédération n’a pas réagi à ces déclarations. Elle avait auparavant laissé filtrer le maintien de l’exclusion prononcée en juin, une issue qui rapprocherait la société d’une liquidation judiciaire.