Le fonds américain associé au projet de reprise a mis fin à son engagement au lendemain de la décision de la Fédération.
Le repreneur pressenti s’en va. Dans un communiqué publié ce samedi 5 septembre, le fonds d’investissement américain Park Bench a annoncé renoncer à investir dans les Girondins de Bordeaux. La société, associée à Sparta Capital dans le projet de rachat, avait conditionné son offre à la participation du club à un championnat national. Le comité exécutif de la Fédération française de football ayant refusé jeudi de réintégrer les Girondins, cette condition n’est plus remplie. Le sextuple champion de France reste donc en Régional 1.
Une condition posée dès le départ
Le fonds explique dans son communiqué que son offre était liée depuis le début à la présence du club dans les compétitions nationales, et qu’il ne donnera donc pas suite à la transaction envisagée.
Park Bench justifie ce choix par l’ampleur de la dette et par les engagements du plan de restructuration, qu’il jugeait impossible à honorer avec les recettes d’un club évoluant au niveau régional. Le fonds ajoute qu’il ne voulait pas formuler de promesses qu’il n’était pas certain de pouvoir tenir.
Le ton reste mesuré, très éloigné de celui du club, qui avait contesté publiquement le déroulement du comité exécutif. Les Américains indiquent au contraire respecter la décision et le rôle des institutions concernées.
Qui étaient les repreneurs
Park Bench SFC LLC est dirigée par James Bord et Evan Sofer. La société américaine possède déjà le club écossais de Dunfermline Athletic et avait été présentée début août comme le partenaire stratégique de Sparta Capital.
Le montage prévoyait que Sparta, fondé par Franck Tuil, prenne la main sur l’opération, avec Dominique Delport annoncé comme futur président. L’accord conclu avec Gérard Lopez avait déjà été prolongé une première fois, à l’échéance du 31 août.
Ce qui attend le club dans les prochains jours
Sans repreneur, la société commerciale se dirige vers une liquidation judiciaire, que le commissaire à l’exécution du plan peut demander faute d’apport financier. Gérard Lopez, toujours propriétaire, a fait savoir qu’il ne comptait plus financer le club.
Sur le terrain, la situation est déjà à l’arrêt : les équipes premières masculines n’ont pas encore disputé le moindre match de Régional 1 cette saison, leurs rencontres ayant été reportées. Le refus du Comex de jeudi a précipité une issue redoutée depuis l’été.