Dans un communiqué diffusé par l’UNFP, l’effectif bordelais décrit une situation devenue invivable et réclame des réponses immédiates.
Ils s’étaient tus pendant des semaines. Les joueurs professionnels des Girondins de Bordeaux ont pris la parole ce mardi 8 septembre en fin d’après-midi, par la voix du syndicat des footballeurs professionnels. Le texte décrit un quotidien sans séance collective, sans projet sportif et sans visibilité, alors que le club attend toujours de savoir dans quelle division il jouera et si le tribunal de commerce prononcera sa liquidation. Les signataires disent avoir désormais le sentiment de ne plus être respectés en tant que salariés.
Une attente qui dure depuis l’été
Les joueurs rappellent avoir accepté depuis plusieurs mois de mettre entre parenthèses leurs démarches personnelles, par fidélité au projet du club. Ils affirment avoir laissé passer des opportunités sportives pour cette raison.
Le calendrier joue désormais contre eux. Tous les championnats ont repris, y compris le Régional 1 où les Girondins ont été renvoyés, et le marché des transferts s’est refermé dans les principaux championnats européens début septembre. Chaque semaine écoulée réduit leurs possibilités de rebondir ailleurs.
Un délai supplémentaire du tribunal
Le communiqué indique que le tribunal de commerce de Bordeaux a accordé un ultime délai, et que la décision ne tombera ni cette semaine ni la suivante. La direction du club multiplie les recours pour éloigner la menace d’une liquidation judiciaire.
Cette séquence fait suite à deux revers en une semaine. Le comité exécutif de la Fédération a refusé la réintégration du club le 3 septembre, confirmant la décision de la DNCG. Dans la foulée, le repreneur pressenti a renoncé.
Le syndicat annonce qu’il veillera au respect des droits
L’UNFP ne s’est pas contentée de relayer le texte. Dans son message d’accompagnement, elle affirme se tenir aux côtés des joueurs bordelais et annonce qu’elle veillera à ce que leurs droits soient pleinement respectés dans les plus brefs délais.
Le syndicat reprend à son compte le constat de l’effectif : sans visibilité ni projet sportif, chaque jour qui passe referme un peu plus les perspectives de carrière des joueurs concernés.
Un texte qui vise aussi l’actionnaire
Les joueurs évoquent l’entêtement de l’actionnaire, qu’ils disaient comprendre il y a quelques semaines encore et qu’ils jugent désormais intenable. Ils ne le nomment pas dans leur communiqué. Gérard Lopez est propriétaire du club depuis 2021.
Leur demande tient en une phrase : des réponses claires et immédiates sur ce que sera la suite pour chacun d’entre eux. Ils précisent respecter les efforts entrepris pour éviter le dépôt de bilan et mesurer l’extrême difficulté de la situation, mais estiment ne plus pouvoir assumer cette attente dans le flou.