Fouzi Lekjaa a désigné le Grand Stade Hassan II lors d’un meeting politique, l’instance internationale a immédiatement rappelé qu’aucun choix n’a été arrêté.
La phrase a été prononcée dans un contexte particulier. Lors d’un meeting du Parti authenticité et modernité à Bouznika, mercredi 9 septembre, le président de la Fédération royale marocaine de football a affirmé que la province de Benslimane accueillerait la finale de la Coupe du monde 2030. Fouzi Lekjaa, également engagé dans la campagne électorale marocaine, a ajouté que quiconque aspire à entrer au prochain gouvernement devra développer cette province. La FIFA a répondu dans la foulée.
L’instance renvoie à son communiqué d’août
Interrogée par plusieurs médias, la Fédération internationale a renvoyé à sa position du 5 août : la décision sur le lieu de la finale sera prise en temps voulu. Aucune ville hôte n’a d’ailleurs encore été officiellement désignée pour cette édition.
Le dossier oppose depuis des mois deux candidatures. L’Espagne met en avant le Santiago-Bernabéu et son poids historique, avec le soutien public de sa fédération et de son gouvernement. Le Maroc s’appuie sur un projet de 115 000 places en construction entre Casablanca et Rabat, dont la livraison est prévue pour 2027.
Un stade pensé pour cette échéance
L’enceinte de Benslimane a été conçue spécifiquement pour le Mondial. Son coût est estimé à environ cinq cents millions d’euros, et son architecture s’inspire des tentes traditionnelles utilisées lors des festivités marocaines.
Si elle était retenue, elle deviendrait l’un des plus grands stades de football au monde et accueillerait la finale d’une édition organisée cent ans après la première Coupe du monde.
Une déclaration à replacer dans son contexte
La sortie de Lekjaa intervient dans une séquence électorale, devant un public militant, ce qui invite à la prudence sur sa portée. Il avait lui-même déclaré en juillet dernier que la FIFA et les trois comités nationaux décideraient collectivement de la répartition des matchs.
Le tournoi sera coorganisé par l’Espagne, le Portugal et le Maroc. Le calendrier de la Coupe du monde et la désignation des sites restent entre les mains de l’instance internationale.