Le président de la FFF a défendu jeudi sur RMC la position de son instance et estimé que beaucoup se défaussent de leurs responsabilités.
La Fédération est mise en cause depuis des semaines dans le dossier girondin, elle a répondu. Invité de Génération After sur RMC ce jeudi 10 septembre, Philippe Diallo est revenu sur la situation des Girondins de Bordeaux, dont le comité exécutif a refusé la réintégration début septembre. Le dirigeant dit sa tristesse face à cette situation, tout en rejetant l’idée que son institution en porterait la responsabilité. Il invoque un principe qu’il présente comme intangible : l’égalité de traitement entre les clubs.
« Ce n’est pas la FFF qui a cumulé les dettes »
Le président de la Fédération estime que plusieurs acteurs du dossier cherchent à se défausser. Sans nommer personne, il rappelle que les dettes accumulées ne sont pas de son fait.
Il explique avoir cherché une solution sans franchir ce qu’il appelle la ligne rouge de l’égalité. « On parle de Bordeaux, mais on ne parle pas de Bobigny ou Wasquehal », a-t-il lancé, en référence aux clubs qui subissent les mêmes procédures sans bénéficier de la même attention médiatique.
Strasbourg et Toulouse en exemples
Le dirigeant a choisi de terminer sur une note plus encourageante. Il cite deux clubs descendus très bas avant de remonter jusqu’en Coupe d’Europe, et appelle à une mobilisation locale.
« Un club ne meurt jamais, il faut qu’à Bordeaux, on se mobilise pour remonter », a-t-il déclaré. Une formule qui tranche avec l’urgence décrite par ceux qui vivent la situation de l’intérieur.
Les joueurs attendent toujours des réponses
La réalité quotidienne du vestiaire est en effet différente. L’effectif professionnel a pris la parole mardi, décrivant un quotidien sans séance collective ni projet sportif, et réclamant des réponses immédiates.
La menace d’une liquidation judiciaire reste suspendue, le tribunal de commerce ayant accordé un délai supplémentaire. Le repreneur pressenti s’est retiré vendredi dernier.