Émotion à Brest pour Éric Roy, Lorenzi raconte l’année où personne ne savait

Gabriel Gromellon

13 septembre 2026 20h48

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Émotion à Brest pour Éric Roy, Lorenzi raconte l’année où personne ne savait

Crédit Photo - IconSport

Marquinhos a déposé une gerbe avant le coup d’envoi, le jour où l’ancien directeur sportif révèle comment l’entraîneur a caché son combat à son vestiaire.

L’hommage a eu lieu avant le coup d’envoi. Marquinhos, accompagné de Luis Enrique et Luis Campos, a déposé une gerbe devant la tribune officielle du stade Francis-Le Blé ce dimanche 13 septembre, avant Brest-PSG, en mémoire d’Éric Roy. Les trois hommes ont observé un moment de recueillement sous les applaudissements. Le même jour, Grégory Lorenzi a livré dans L’Équipe un témoignage sur les conditions dans lesquelles l’entraîneur brestois a exercé jusqu’au bout.

Une annonce faite une semaine après son arrivée

L’actuel directeur sportif de l’OM raconte avoir appris la maladie de son entraîneur quelques jours après sa prise de fonction à Brest, en janvier 2023.

Il décrit une scène difficile, l’entraîneur et son épouse venus le lui annoncer en pleurs. Lorenzi dit lui avoir immédiatement proposé de rentrer auprès des siens, ce que l’intéressé a refusé.

Ni les joueurs ni le staff n’étaient au courant

Seules trois personnes savaient au sein du club : le directeur sportif, le président et le médecin. Le vestiaire a travaillé pendant des mois sans rien connaître de la situation.

Lorenzi explique cette discrétion par la pudeur du technicien, qui refusait catégoriquement d’être plaint et s’agaçait des rumeurs. Il a par ailleurs prolongé son contrat à deux reprises, en le considérant comme un entraîneur à part entière.

« Je vais mourir à rien foutre »

Même très affaibli dans les derniers mois, l’entraîneur refusait de s’éloigner du terrain. À ceux qui lui suggéraient de rentrer chez lui, il répondait qu’il n’allait pas rester allongé dans son canapé à attendre.

Les deux hommes ont accompagné la meilleure période récente du club, avec une troisième place en Ligue 1 puis une campagne européenne. Leur relation professionnelle était devenue une amitié.

Les mots de sa mère aux obsèques

Lorenzi retient une phrase prononcée par la mère du défunt lors des funérailles, le remerciant de lui avoir donné trois ans de vie.

Il dit être fier de lui avoir permis d’entraîner, ce qui était son rêve. Luis Enrique avait évoqué sa mémoire samedi en conférence de presse, avant cette soirée particulière de Ligue 1.