La direction de l’arbitrage désavoue l’arbitre, qui avait pourtant revu l’action à l’écran avant de maintenir sa décision.
L’erreur est d’autant plus notable qu’elle a été commise après visionnage. Dans son analyse de la 5e journée, la direction de l’arbitrage de la Fédération estime qu’un penalty aurait dû être accordé au RC Lens lors de sa défaite 2-1 à Monaco vendredi. Clément Turpin avait consulté les images d’une main monégasque dans la surface, avant de laisser jouer. L’instance juge sa décision contraire aux lois du jeu.
Un bras qui augmentait la surface du corps
La direction de l’arbitrage décrit un bras placé dans une position qui élargissait artificiellement la surface couverte par le défenseur.
En adoptant une telle position, le joueur prenait le risque de toucher le ballon et d’être sanctionné. C’est précisément ce qui s’est produit.
La déviation préalable ne change rien
L’arbitre avait justifié son choix par le fait que le ballon avait d’abord touché la jambe d’Eric Dier. L’instance écarte clairement cet argument.
Selon elle, cette déviation ne constitue pas une exception à la loi 12 et ne supprime pas le caractère sanctionnable de la main. Le penalty était donc attendu.
L’analyse de la FFF
Au moment du contact avec le ballon, le bras du défenseur monégasque n° 72 se trouve dans une position qui augmente artificiellement la surface couverte par le corps du défenseur. En ayant son bras dans une telle position, le défenseur prend le risque de toucher le ballon avec ce dernier et, ainsi, d’être sanctionné. L’éventuelle déviation préalable du ballon par la jambe du défenseur monégasque n° 15 ne constitue pas une exception à la loi 12 qui annulerait le caractère sanctionnable de la main. Conformément aux lois du jeu, un penalty devait donc être accordé.
Monaco favorisé une semaine après avoir été lésé
La situation ne manque pas d’ironie. Sept jours plus tôt, la même direction de l’arbitrage avait reconnu que les Monégasques auraient dû obtenir un penalty à Strasbourg.
Le club de la Principauté a donc été lésé puis avantagé lors de deux journées consécutives, par deux décisions désormais jugées erronées.
Un match finalement perdu par Lens
Les Lensois s’étaient inclinés sur un but contre son camp de Jonathan Gradit, entré à la mi-temps, lors des premiers pas de Yannick Cahuzac sur le banc.
Aucun résultat n’est modifié par cette analyse. Le compte rendu du match revient sur la rencontre, et l’erreur de la semaine précédente avait été reconnue dans les mêmes termes.