Champion du monde et double vainqueur de la Ligue des champions, le milieu du PSG se confie sur sa discrétion, sa mère et un rêve qu’il n’ose plus taire.
Le palmarès est vertigineux, l’homme reste discret. Dans un long entretien accordé au quotidien espagnol AS, Fabián Ruiz raconte qu’il essaie toujours de passer inaperçu quand il se retrouve dans un groupe qui ne le connaît pas. Le milieu du PSG, sacré champion du monde en juillet après une deuxième Ligue des champions, dit ne pas vouloir que son métier change le regard des autres. Une timidité qui ne l’empêche pas de viser désormais le Ballon d’Or.
Une famille qui préfère l’anonymat
Cette réserve est partagée par ses proches. Il explique que sa femme et sa sœur évitent parfois de dire qu’elles sont de sa famille, pour ne pas être regardées différemment.
Il reconnaît que cette situation demande un effort, mais estime que la maturité l’aide à la vivre avec plus de naturel.
« Je dois tout à ma mère »
Le moment le plus fort de l’entretien concerne son enfance. Visiblement ému, il rend hommage à sa mère, qui s’est beaucoup sacrifiée pour qu’il puisse simplement jouer au football.
Elle ne rêvait pas d’en faire un professionnel, précise-t-il, mais voulait le voir heureux. Il affirme lui devoir tout ce qu’il a gagné.
« Pourquoi ne pas rêver du Ballon d’Or ? »
Longtemps discret sur le sujet, il assume désormais. Il rappelle être le joueur le plus titré de ces dernières années, avec sept trophées, et sourit quand on lui parle de la récompense.
Une ambition qui tranche avec le choix de son club, qui a recentré sa campagne sur Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia. Lui dit ne pas voir ses coéquipiers nommés comme des rivaux.
Chambrages dans le vestiaire parisien
Au retour des vacances, il n’a pas manqué de rappeler à Vitinha, João Neves et Dembélé que l’Espagne les avait éliminés au Mondial. Tous l’avaient pourtant félicité.
Il confie aussi que Dembélé remerciait souvent ses partenaires pour son propre Ballon d’Or. Le PSG l’avait écarté de sa campagne sans le prévenir, et Rodri le cite parmi ses favoris.