La LFP a lancé ce mercredi un appel d’offres pour la période 2027-2032, deux ans avant la fin du cycle actuel. Une formule prévoit même une exclusivité totale de la diffusion.
Le paysage télévisé du football français pourrait de nouveau changer. Ce mercredi, le conseil d’administration de la Ligue de football professionnel a validé un appel d’offres pour les droits de la Ligue 1 sur la période 2027-2032. Le cycle actuel devait pourtant courir jusqu’en 2029. Les diffuseurs intéressés auront du 3 novembre au 7 décembre pour se positionner. Et selon la formule retenue, le championnat pourrait quitter Ligue 1+ pour une autre chaîne dès l’été prochain.
Deux formules sur la table
Nouveauté de cet appel d’offres, la LFP peut désormais vendre l’ensemble des matchs dans un lot unique. Selon L’Équipe, deux options seront proposées aux candidats.
La première consiste en une exclusivité totale de la diffusion : dans ce cas, la Ligue 1 changerait de chaîne dès la saison prochaine. La seconde porte sur la distribution exclusive de Ligue 1+ : la plateforme de la Ligue continuerait alors d’exister, adossée à un partenaire puissant.
Canal+, Amazon, Netflix et RMC Sport sur les rangs
Vincent Labrune se montre confiant. « Pour la première fois depuis longtemps, le football français est en position de choisir son avenir », a assuré le président de la LFP, qui affirme avoir reçu plusieurs marques d’intérêt concrètes.
Depuis plusieurs mois, Olivier Bramly, directeur général de LFP Media, échange avec Canal+, Amazon, Netflix ou RMC Sport. Canal+ reste le candidat le plus naturel. En mai, son patron Maxime Saada se disait toutefois seulement ouvert à une distribution, sans minimum garanti.
Des finances sous pression
Ce calendrier avancé s’explique aussi par l’urgence financière. Lancée à l’été 2025, Ligue 1+ revendiquait 1,1 million d’abonnés au printemps. Mais devant le Sénat, Nicolas de Tavernost évoquait 150 M€ de chiffre d’affaires brut pour 65 M€ de coûts de production et de contenus, hors frais de distribution. Maxime Saada a résumé l’équation en parlant d’un « succès éditorial » mais d’un « échec économique ».
Les clubs ne perçoivent plus les 85 M€ de l’indemnité de sortie de DAZN, ni les 78,5 M€ annuels versés par beIN Sports, qui a quitté le championnat. Un fonds de réserve d’environ 60 M€, issu de l’accord avec CVC, permet de tenir, mais pas indéfiniment.
Sur le plan éditorial, la plateforme a pourtant marqué des points, avec 932 000 téléspectateurs pour OM-PSG. Les candidats ont jusqu’au 7 décembre pour déposer leur offre.