Ligue 2 : « On a appris en arrivant qu’il n’y aurait pas de VAR », polémique autour de Rouen/Laval ?

Romain Pechon

20 mai 2026 17h25

Ajouter comme source préférée sur Google
Ligue 2 : « On a appris en arrivant qu’il n’y aurait pas de VAR », polémique autour de Rouen/Laval ?

Crédit Photo - IconSport

Alors que le Stade Lavallois a dû se contenter d’un match nul face à Rouen (1-1) en barrage aller de maintien en Ligue 2, la frustration était grande chez les Tango à l’issue de la rencontre. En cause, l’absence de VAR et certaines décisions arbitrales qui ne passaient pas.

Laval frustré par l’arbitrage

Comme beaucoup avant eux, les Lavallois ont crié à l’injustice après leur premier match de barrage pour défendre leur place en Ligue 2. Alors qu’ils menaient à la pause, suite à un but de Cyril Mandouki, les hommes d’Olivier Frapolli concédaient l’égalisation dès le retour des vestiaires. Le tout pour une faute très litigieuse selon eux.

« Très clairement, il n’y avait pas penalty, lâchait Olivier Frapolli en conférence de presse. S’il y a faute, elle doit être sifflée pour Laval. C’est Peter Ouaneh qui dégage le ballon et le Rouennais arrive au contact juste après. S’il doit siffler quelque chose, au regard de la trajectoire du ballon, qui part en touche, c’est faute sur le premier joueur qui touche le ballon. Il faut être sûr de soi. J’ai revu les images et, pour moi, l’arbitre s’est trompé. L’injustice est dure à diriger à ce moment de la saison. »

Une possible erreur qui aurait pu être corrigée en cas d’appel de l’arbitrage vidéo, qui aurait dû être déployée pour cette double confrontation selon Olivier Frapolli : « Ce qui m’interpelle, c’est que l’on a reçu un dossier, Rouen a dû recevoir le même, en nous indiquant qu’il y aurait la VAR, sur site (au stade Robert Diochon, ndlr). On a tenu compte de cet élément. On a appris en arrivant qu’il n’y aurait pas de VAR. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que ça ne valait pas le coup. »

Rouen se contente de ce résultat

De son côté, Régis Brouard préférait positiver après ce match nul synonyme d’espoir avant le match retour à Francis Le Basser, dimanche. « Ce n’est pas un mauvais résultat. On a changé de système à la mi-temps alors qu’on était en difficulté dans le cœur du jeu, au milieu, en passant d’un 4-3-3 à un 4-2-3-1. J’ai été surpris aussi qu’il y ait eu penalty. Il y a eu un contact, en effet, mais je pense que ce n’est pas intéressant de revenir sur les décisions arbitrales lors d’un premier match. On ne va pas résumer le match à ça. »

Tâchons surtout que la double confrontation ne se résume pas à une simple polémique arbitrale et qu’une des deux équipes parviendra à prendre le dessus de manière assez franche au match retour. Sans quoi, la Ligue de football professionnel (LFP) aura peut-être bien besoin de s’expliquer à propos de sa volte-face au sujet de l’assistance à l’arbitrage sur cette double confrontation riche en enjeux sportifs mais aussi financiers.