La Direction de l’arbitrage de la FFF a analysé quatre situations de la 8e journée de Ligue 1, dont les penalties réclamés par Le Havre à Marseille et le but contesté d’Auxerre-Le Mans.
Les arbitres ont-ils vu juste ? Comme après chaque journée de Ligue 1, la Direction de l’arbitrage de la Fédération française de football est revenue sur plusieurs décisions ayant nécessité le recours à l’assistance vidéo. Cette semaine, quatre situations issues de trois rencontres de la 8e journée ont été passées au crible. Les deux penalties réclamés par Le Havre en fin de match au Vélodrome, le but validé par la goal-line technology à Auxerre et le penalty accordé à Brest face à Nice. Dans les quatre cas, les décisions prises sur le terrain sont validées.
Pas d’erreur manifeste au Vélodrome
Le Havre a réclamé deux penalties dans le temps additionnel de la défaite face à l’OM (4-3). Sur le premier, à la 90e+5, le Marseillais Tochukwu Nnadi contre un ballon joué par Kaito Mizuta. « L’arbitre indique avoir identifié un contact avec la poitrine du défenseur. L’analyse précise des images ne permet pas d’établir avec certitude l’existence d’un éventuel contact entre le ballon et le bras du défenseur », explique la Direction de l’arbitrage.
En l’absence d’images suffisamment probantes, le maintien de la décision de ne pas siffler penalty « ne saurait être considéré comme une erreur manifeste ». À la 90e+10, Neal Maupay a joué le ballon du pied avant qu’il ne rebondisse sur sa main droite, « maintenue en position naturelle ». Un contact jugé non sanctionnable au regard des Lois du jeu. Nous revenons sur la fin de match folle de l’OM face au Havre.
Le but d’Auxerre-Le Mans maintenu
Le cas le plus attendu concernait le but du Mans à Auxerre (48e). Après la tête de Lucas Buades, la montre de l’arbitre a vibré pour signaler que le ballon avait franchi la ligne. « Les arbitres vidéo procèdent à un examen minutieux des images disponibles, sans toutefois pouvoir identifier d’élément permettant de contredire le signal transmis par la technologie sur la ligne de but », précise la FFF.
Compte tenu du caractère exceptionnel de la situation, l’arbitre a lui-même consulté les images en bord de terrain. Elles ne lui ont pas permis d’établir avec certitude que le ballon n’avait pas entièrement franchi la ligne, et le but a été maintenu. L’analyse ne revient pas sur le dysfonctionnement des montres évoqué par Will Still, qui affirmait que seules deux montres sur quatre avaient sonné.
Le penalty de Brest était justifié
À Brest, la Direction de l’arbitrage valide le penalty accordé en toute fin de match (90e+4). « Alors qu’il prend possession du ballon, le Brestois Ibrahim Kanté subit une charge dans le dos du Niçois Isak Jansson, qui l’accroche clairement avec ses deux bras et le déséquilibre », détaille la FFF.
Conformément à la Loi 12, le penalty devait donc bien être sifflé. Il avait finalement été arrêté par Yehvann Diouf, offrant la victoire à Nice. Nous revenons sur la soirée folle du gardien niçois.