En colère, Marcos Llorente a de nouveau interpellé le Ministre des Transports après l’accident de train en Espagne.
Après avoir interpellé le Ministre des Transports, Marcos Llorente persiste. Le milieu de terrain de l’Atlético de Madrid, champion du monde avec l’Espagne, a répondu à ceux qui lui reprochent de politiser la catastrophe ferroviaire survenue cette semaine près de Tolède, en défendant le droit d’exiger des explications au nom des victimes.
« Prétendre qu’exiger des comptes revient à manquer de respect aux victimes, c’est tout confondre. Le respect dû aux victimes ne signifie pas de rester silencieux. Il consiste aussi à exiger des explications, à pointer les erreurs du doigt et à se battre pour qu’une telle chose ne se reproduise plus jamais. Détourner le regard ne leur rend pas hommage », affirme-t-il sur ses réseaux sociaux dans un premier temps.
« En tant que citoyen espagnol, j’exige que quiconque exerce une responsabilité en réponde »
Marcos Llorente est en colère et exige des réponses : « Politiser ? Sommes-nous donc à ce point obsédés par la politique qu’il nous est devenu impossible d’exiger des comptes sans être immédiatement étiquetés dans un camp ou dans un autre ? Vous passez vos journées à vous disputer pour des politiciens qui ne savent même pas que vous existez, à défendre l’indéfendable simplement parce que cela porte votre couleur politique. Voilà où nous en sommes. On dirait qu’il est plus important d’avoir raison sur le plan politique que de se soucier de la réalité des faits.
Il poursuit : « N’avez-vous toujours pas compris que la politique, je m’en fiche royalement ? En tant que citoyen espagnol, j’exige que quiconque exerce une responsabilité en réponde. C’est aussi simple que ça. Car, lorsqu’on parle de plus de 100 morts en moins de neuf mois, la moindre des choses est d’exiger que les choses soient faites correctement, que les responsables s’expliquent et en assument les conséquences, comme cela se passerait dans n’importe quel autre domaine de la vie. Ce qui s’est produit n’a rien de normal… »