Au lendemain de l’humiliation face à Côme (1-9), Jean-Louis Leca a confirmé Yannick Cahuzac à son poste et donné rendez-vous à l’OM, dimanche à Bollaert.
Le RC Lens veut relever la tête. Au lendemain de la déroute historique face à Côme (1-9) en Ligue des champions, le directeur sportif Jean-Louis Leca est sorti du silence. Interrogé par L’Équipe jeudi soir, l’ancien gardien a reconnu un « fiasco total », mais il a surtout fermement soutenu son entraîneur, Yannick Cahuzac. Pas question de démission ni de licenciement. Et Leca n’a qu’une idée en tête : la réception de l’Olympique de Marseille, dimanche soir, juste avant la trêve internationale.
« Personne ne pense à partir »
Jean-Louis Leca a balayé toute idée de départ de son entraîneur. « Si Yannick Cahuzac m’a présenté sa démission après la défaite ? Pas du tout. Personne ne pense à partir. Ni lui, ni nous. On l’aurait refusée », a-t-il assuré à L’Équipe.
Le technicien lensois avait lui-même exclu de démissionner, se disant capable de redresser la situation.
Le directeur sportif a aussi appelé à relativiser. Il a comparé l’effectif actuel à celui de la campagne de Ligue des champions 2023-2024 : « On avait recruté à l’intersaison pour 66 M€ et on avait une masse salariale supérieure de 15 M€ à celle de la saison actuelle. Après, je comprends que des gens s’interrogent sur ce 9-1. On le vit mal, nous aussi. »
« Il aurait fallu fermer la boutique »
Leca n’a pas éludé les responsabilités. « On n’a pas estimé que certains avaient triché. Ce qui est sûr, c’est qu’à un moment donné, il aurait fallu fermer la boutique », a-t-il analysé.
Il est revenu sur son échange avec Yannick Cahuzac à la pause, alors que Lens était mené 0-3. « Si on avait marqué dès le début de la deuxième période, s’il y avait eu 3-1, peut-être que ça aurait pu changer… Mais à la 47e minute, ce sont eux qui mettent le quatrième et là, oui, on aurait dû fermer le match. »
Selon L’Équipe, le dirigeant a justifié le choix de ne pas renforcer la défense à la pause par l’état de forme de Todibo, diminué, et de Gradit, tout juste revenu de blessure. Il assume aussi le renvoi de Dino Toppmöller, il y a sept semaines.
Rendez-vous avec l’OM
Malgré le choc, Leca veut retenir les bons moments des dernières semaines, notamment les succès face à Lyon, Troyes et au Paris FC. « Je sais que c’est un fiasco, mais il y a eu des bonnes choses ces derniers temps malgré tout, et ça ne doit pas tout effacer », a-t-il insisté.
Le directeur sportif attend désormais une réaction dès dimanche. « On est groggy, mais il faut avancer et croire en nous. C’est dur, mais on a de l’honneur. Aujourd’hui, je n’ai qu’une envie : qu’on y retourne contre Marseille », a-t-il lancé.
L’OM arrivera pourtant en confiance à Bollaert. Les Marseillais restent sur quatre victoires de suite en Ligue 1 et viennent de s’imposer à Leverkusen (0-1) en Ligue Europa. Après la nuit cauchemardesque face à Côme, Lens a dimanche une occasion de se racheter devant son public.