Élu joueur du mois de septembre en Ligue 1, l’attaquant espagnol reste muet depuis le Classique, mais son entraîneur ne s’en émeut pas.
Konaté s’est encore interposé. Samedi soir, lors de la victoire du PSG contre Troyes (1-0), Ferran Torres a buté à deux reprises sur le gardien de l’ESTAC. Une soirée de plus sans but pour le buteur de la finale de la Coupe du monde avec l’Espagne. Il n’a plus marqué depuis huit matchs avec Paris, et son dernier but remonte au Classique, le 20 septembre au Vélodrome. La question revient désormais jusqu’en conférence de presse, et son entourage avait déjà dû monter au créneau fin octobre. Luis Enrique, lui, ne veut pas en faire un sujet.
Konaté, le dernier mur en date
Aligné d’entrée face à Troyes, Ferran Torres n’a pas manqué de situations. Juste avant la pause, le gardien troyen a stoppé sa tentative. Rebelote à la 69e minute, sur une nouvelle parade de Konaté.
Le PSG s’en est sorti grâce à une tête de Zabarnyi (39e), comme le raconte notre résumé de PSG-Troyes. Mais l’Espagnol a encore été trahi par son manque de réussite.
Mardi, à Villarreal, il était entré en jeu à la 60e minute d’une démonstration parisienne (0-6), sans parvenir à se joindre à la fête. Selon les stats, il en est à douze frappes cadrées consécutives sans réussite avec Paris.
Sept buts en six matchs, puis le grand vide
L’écart avec son début de saison est vertigineux. Arrivé du FC Barcelone cet été, Ferran Torres avait signé sept buts lors de ses six premières sorties, toutes compétitions confondues.
Un doublé dès la première journée de Ligue 1 contre Rennes (2-2), puis un triplé en Ligue des champions face au Slovan Bratislava (6-1). Ses buts décisifs à Brest (0-1) et au Vélodrome (1-2) lui avaient ensuite valu le trophée UNFP de joueur du mois de septembre.
Depuis, plus rien. Fin octobre, son entourage se voulait pourtant serein dans les colonnes de L’Équipe. « Les occasions sont là, c’est le plus important. Il est très connecté au jeu de Luis Enrique. Il y a un peu moins d’efficacité, mais tout va rentrer dans l’ordre », assurait-il. Trois matchs plus tard, le compteur n’a toujours pas bougé.
Le parallèle avec Mika Godts
Luis Enrique, de son côté, ne s’alarme pas. Face aux journalistes, le technicien espagnol a balayé le sujet d’une phrase. « Tout le monde était préoccupé par Mika Godts, maintenant, c’est Ferran. Ce sont des attaquants qui ratent et marquent des buts », a-t-il déclaré.
La comparaison n’a rien d’anodin. Le Belge a fini par inscrire son premier but face à l’OL, fin octobre.
Un rôle clé avec les absences
Le moment n’est pas idéal pour une panne. Avec les blessures de Dembélé et Kvaratskhelia, Ferran Torres reste l’une des principales options offensives de Luis Enrique.
Le PSG, lui, passera la trêve internationale en tête du classement de la Ligue 1, avec 23 points et trois longueurs d’avance sur le Paris FC. Son attaquant reste, lui, bloqué à sept buts depuis le 20 septembre.