Après avoir loupé la montée de peu, Nîmes bascule dans la crise !

Romain Pechon

24 mai 2026 17h00

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Après avoir loupé la montée de peu, Nîmes bascule dans la crise !

Crédit Photo - IconSport

Encore en Ligue 1 il y a cinq ans, le Nîmes Olympique évolue aujourd’hui dans le monde amateur. Longtemps en lice pour une montée en Ligue 3, le club gardois est finalement sorti perdant de sa bataille à distance avec l’AS Cannes. Un revers sportif qui a débouché sur une nouvelle crise institutionnelle.

Une décision qui ne passe pas

Terminant deuxième du groupe C de National 2 derrière l’AS Cannes, Nîmes Olympique n’a pas réussi à accéder à la Ligue 3, échouant également à obtenir le statut de meilleur deuxième. Sans ménagement, le comité directeur de la SAS qui gère l’équipe première a rapidement pris la décision de se séparer de son entraîneur, Mickaël Gas. Un choix controversé qui n’a pas tardé à susciter une véritable fronde interne.

L’Amicale des anciens joueurs et des chefs d’entreprise partenaires dénoncent une éviction injustifiable et contraire aux valeurs du club. Dans l’oeil du cyclone, le président Thierry Cenatiempo fait même face à un ultimatum : « Sans réaction claire et apaisante de la présidence dans les prochaines 48 heures, nous nous désolidariserons de cette gouvernance et retirerons immédiatement toute forme de soutien : partenariat, mécénat, engagement capitalistique », font-ils savoir dans leur communiqué officiel.

Avant de poursuivre : « Le peuple nîmois ne demande ni des promesses irréalistes, ni une montée imposée à marche forcée. Il demande simplement du respect. Le respect de ses valeurs, de son identité, de ses enfants formés au club. » Egalement en rupture avec la SAS, le président de l’association Nîmes Olympique, Yannick Liron, en poste depuis 2017, a décidé de démissionner.

Des finances qui inquiètent

La gestion financière du club pose également question, notamment au sujet d’accords financiers entre l’association et la SAS. Outre les 320 000 euros dus pour l’achat de places au stade des Antonins, la prise en charge du logement du directeur sportif pour un montant de 42 000 euros suscite de vraies crispations. D’autant que l’association n’est pas en mesure de régler les sommes demandées.

Dès lors, plusieurs membres du bureau de l’association remettent en cause la convention liant les deux entités, et fraîchement renouvelée pour dix ans, soit jusqu’en juin 2035. Auprès d’Objectif Gard, un membre du bureau sous couvert d’anonymat la juge totalement déséquilibrée. « L’association paye tout et ne décide de rien ». En sachant que cette convention est liée à une subvention exceptionnelle de 1,1 million d’euros versée par la Ville de Nîmes, plus indispensable que jamais pour le club.

C’est donc dans ce contexte particulièrement houleux que le club de Nîmes prépare son audition devant la DNCG. En espérant que le verdict ne soit pas synonyme de mauvaise nouvelle. Une de plus.