Ligue 1 : Nice conteste la programmation des barrages et menace la LFP

Romain Pechon

24 mai 2026 18h00

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Ligue 1 : Nice conteste la programmation des barrages et menace la LFP

Crédit Photo - IconSport

A peine le temps de digérer la déception de sa défaite en Coupe de France, l’OGC Nice doit déjà penser à sa double confrontation face à l’AS Saint-Etienne. Un barrage pour la Ligue 1 dont la programmation fait grincer des dents dans les rangs azuréens. Au point d’envisager un recours juridique. Explications.

Un changement de date qui pose problème

Même avec une Coupe nationale en moins (La Coupe de la Ligue) et des championnats à 18 clubs, le football français enchaîne les polémiques au sujet de la programmation des matchs. Après le report très contesté du choc entre le RC Lens et le PSG, c’est au tour du barrage Ligue 1/Ligue 2 de cristalliser les tensions. Alors que celui-ci devait initialement se tenir les 21 et 24 mai, la présence de l’OGC Nice en finale de Coupe de France (le 22 mai) a obligé la Ligue de football professionnel (LFP) à revoir sa copie.

Finalement, Niçois et Stéphanois, respectivement 16es de Ligue 1 et victorieux des play-offs d’accession à l’échelon inférieur, s’affronteront les 26 et 29 mai. Des dates qui entrent en collision avec la fenêtre internationale de la FIFA en prévision de la prochaine Coupe du monde (11 juin au 19 juillet). Ainsi, les deux clubs pourraient être privés de leurs internationaux, autorisés à rejoindre leur sélection nationale respective pour prendre part à un stage de préparation.

Des menaces de poursuites judiciaires

Particulièrement touché, avec jusqu’à 9 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde (Yehvann Diouf et Antoine Mendy (Sénégal), Ali Abdi (Tunisie), Elye Wahi (Côte d’Ivoire), Hicham Boudaoui (Algérie), Mohamed Abdelmonem (Égypte) et potentiellement Kodjo Pepprah Oppong et Salis Abdul Samed (Ghana) ainsi que Moïse Bombito (Canada)), l’OGC Nice a adressé un courrier à la LFP pour menacer l’instance de poursuites si ses internationaux ne pouvaient pas participer aux barrages. Une situation prévisible selon le récent finaliste de la Coupe de France, qui critique la décision de la LFP d’avoir maintenu ces dates malgré la connaissance du calendrier international.

Le club niçois considère cette situation comme une atteinte au principe d’équité sportive, estimant qu’elle compromet sérieusement ses chances de maintien en Ligue 1 et demande à la Ligue « d’intervenir immédiatement auprès des instances concernées (UEFA et FIFA, ndlr) et des fédérations nationales afin de soutenir activement les démarches entreprises par le club pour obtenir la mise à disposition de l’ensemble de ses joueurs internationaux ».

Une demande de dérogation refusée

Pour tenter de pallier ce problème, la LFP avait sollicité une dérogation auprès de la FIFA dès le 5 mai afin de permettre aux internationaux de participer aux barrages malgré la fenêtre internationale. Cependant, la FIFA a refusé cette demande le 19 mai, obligeant le club à négocier individuellement avec les différentes fédérations nationales pour obtenir la libération de ses joueurs. Certaines fédérations, comme celle de la Côte d’Ivoire, ont déjà donné leur accord, tandis que d’autres, telles que la Tunisie ou l’Algérie, restent plus réticentes ou conditionnent leur accord à un traitement équitable pour tous les internationaux niçois.

De son côté, l’AS Saint-Etienne est particulièrement épargné avec le seul Ben Old (Nouvelle-Zélande) convoqué pour la Coupe du monde. En attendant de savoir si Nice mettra ses menaces à exécution, la manche aller du barrage aura lieu mardi à Saint-Étienne. Pour rappel, le retour se jouera vendredi à l’Allianz Riviera sans public, en raison des incidents provoqués par les supporters niçois lors de la dernière journée de championnat contre le FC Metz, et peut-être bien sans les internationaux du Gym.