Si l’OGC Nice a assuré sa place en Ligue 1 en ressortant victorieux de son barrage contre l’AS Saint-Etienne (0-0, 4-1), le club azuréen pourrait bien livrer un autre combat d’envergure hors des terrains. Cette fois-ci face à l’Olympique de Marseille. Explications.
L’OGC Nice peut souffler sportivement
Dans un stade désespérément vide et donc silencieux, l’OGC Nice est tout de même parvenu à se défaire de l’AS Saint-Etienne pour valider son maintien en Ligue 1, vendredi soir. Après une première mi-temps sans but, la rencontre s’animait peu après l’heure de jeu avec l’ouverture du score de Jonathan Clauss (62′).
Si les Aiglons pensaient sans doute avoir fait le plus dur, une faute de main d’Antoine Mendy dans sa propre surface de réparation permettait à Zuriko Davitashvili d’égaliser sur penalty (79′). Si l’ASSE reprenait espoir, celui-ci n’était que de courte durée. Deux minutes plus tard, Kail Boudache redonnait l’avantage aux siens. Puis, Elye Wahi s’offrait un doublé en l’espace de cinq minutes (87′, 90’+2) et mettait par la même occasion fin à tout suspense.
Jean-Pierre Rivère lance un nouveau match !
Forcément heureux de cette issue, d’autant qu’il ne s’attendait pas à disputer les barrages, Jean-Pierre Rivère, le président de l’OGC Nice, a également profité de sa prise de parole après la rencontre contre Saint-Etienne pour régler ses comptes avec… l’OM ! La cause de son courroux ? L’annonce de la nomination de Grégory Lorenzi en tant que nouveau directeur sportif du club phocéen, après avoir visiblement donné son accord aux dirigeants niçois.
« On a négocié avec Grégory (Lorenzi) pendant de longues semaines pour qu’il vienne à l’OGC Nice. Il y avait Marseille dans la course, et j’étais là-bas le jour du match (26 avril, ndlr) à l’hôtel, et on avait convenu que le lundi matin, au plus tard, on prendrait une décision. Il m’a appelé le dimanche après-midi pour me dire : « J’ai pris ma décision. Je viens chez vous, affirme le président de l’OGC Nice, des propos relayés par l’Equipe. Je lui ai dit que j’étais très heureux, je lui ai demandé s’il était sûr de sa réflexion parce que je peux comprendre que l’OM ait une dimension différente de la nôtre. Il m’a répondu : « Je n’ai qu’une parole, je viens chez vous. »
Et même si une clause était présente dans le contrat stipulant que Grégory Lorenzi était libéré de son engagement en cas de relégation en Ligue 2 de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère ne s’attendait pas à ce que le principal intéressé revienne sur son engagement : « Quinze jours après, il me rappelle pour demander à me voir. Je lisais la presse et j’ai compris que Marseille était revenu sur le sujet. Il vient me voir à mon bureau et me dit : « Voilà président, je suis navré, c’est la première fois que ça m’arrive, mais je vais reprendre ma parole, et je choisis Marseille« . »
Vers un accord financier avec l’OM ?
Et l’annonce de l’arrivée de Grégory Lorenzi à l’OM est tombée le jeudi 28 mai, soit la veille du barrage retour de l’OGC Nice contre Saint-Etienne et sans même attendre l’issue de la saison niçoise. S’il ne compte pas « retenir » l’ancien directeur de Brest, Jean-Pierre Rivère compte bien échanger avec son homologue marseillais, Stéphane Richard.
« L’OM sait que nous avons un contrat signé, et il faut que l’on puisse discuter. Parce que ce ne sont pas des pratiques qui se font. Je pensais très honnêtement que Marseille discutait avec lui dans le cas où nous serions en Ligue 2. Je crois qu’ils lui ont signé son contrat. On discutera avec Marseille. Il démissionne mais il y a un préavis. Et puis pour nous, il y a une incidence financière qui n’est pas neutre. L’autre club aurait pu prendre des précautions et nous appeler pour vérifier si on avait un contrat. »
La grande question est désormais de savoir si l’OM ne sera pas dans l’obligation de verser une indemnité compensatoire à l’OGC Nice, afin de s’éviter d’éventuelles poursuites juridiques. A en croire Jean-Pierre Rivère, son club est en capacité de le faire.