Coupe du monde 2026 : l’incroyable camp de base de la Suisse, cerné par une zone infestée de serpents

Gabriel Gromellon

8 juin 2026 09h42

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Coupe du monde 2026 : l’incroyable camp de base de la Suisse, cerné par une zone infestée de serpents

Crédit Photo - IconSport

La sélection helvète va s’entraîner en Californie à deux pas d’une « zone à serpents » signalée par sa propre fédération.

On savait les Coupes du monde sources de surprises, rarement de reptiles. Et pourtant. À quelques jours du coup d’envoi du Mondial 2026, la sélection suisse a dévoilé les images de son camp d’entraînement en Californie. Un site moderne et bien équipé, mais entouré d’un détail pour le moins inattendu : une zone infestée de serpents. La fédération helvétique a elle-même prévenu ses joueurs, avec un avertissement aussi sérieux qu’amusant. Récit d’une anecdote qui fait sourire toute la planète football à l’approche du tournoi.

Une carte qui ne passe pas inaperçue

Tout est parti d’une publication sur les réseaux sociaux. Le compte Instagram officiel de la Nati a diffusé une carte de synthèse de ses installations d’entraînement, situées à la San Diego Jewish Academy, en Californie. Sur le papier, rien que du très classique pour une sélection de haut niveau.

Un terrain d’entraînement, une zone réservée aux gardiens, un vestiaire, une salle de gym : tout y est pour préparer sereinement le Mondial. Mais c’est la périphérie du site qui a attiré tous les regards. Toute la végétation extérieure est barrée en rouge, accompagnée d’une légende sans équivoque : « snake area », autrement dit une zone à serpents.

« Attention aux serpents »

La mise en garde ne laisse aucune place au doute. « Attention aux serpents », a prévenu le compte Instagram de la sélection suisse. Une consigne pour le moins inhabituelle dans le cadre de la préparation d’une grande compétition internationale.

Et la menace est bien réelle. Le centre d’entraînement surplombe une falaise dans la vallée de Carmel, une région connue pour abriter des serpents à sonnettes, ces fameux crotales typiques du sud de la Californie. La presse américaine, qui s’est amusée de cette publication, rappelle d’ailleurs que la zone a déjà été le théâtre de plusieurs morsures sur des randonneurs par le passé. Pas étonnant qu’un panneau rouge avertisse joueurs et spectateurs de se tenir à l’écart du bord.

Une Californie au territoire hostile

Cette présence de reptiles n’a en réalité rien d’exceptionnel dans la région. La Californie est un territoire qui abrite une faune particulièrement riche en serpents. On y recense près de cinquante espèces endémiques, dont plusieurs venimeuses.

Les bosquets boisés qui entourent le complexe d’entraînement constituent un habitat idéal pour ces animaux. La partie la plus dense en végétation, typique de la Californie du Sud, est précisément celle qui a été signalée comme dangereuse. Toute l’équipe a donc été avertie, et des règles strictes ont été mises en place. Hors de question pour les joueurs de s’aventurer dans ces zones hostiles.

Un luxe à deux pas de la nature sauvage

Le contraste est saisissant entre le danger des bosquets et le confort de la sélection. Car pour ce Mondial, la Nati a vu les choses en grand. L’équipe de Murat Yakin séjourne au Fairmont Grand Del Mar, un établissement cinq étoiles niché dans l’arrière-pays de San Diego.

L’hôtel est un véritable petit paradis : plusieurs piscines, un terrain de golf 18 trous pour le plus grand bonheur du sélectionneur, passionné de la discipline, et même le seul restaurant trois étoiles au guide Michelin de San Diego. Le tout à seulement huit minutes du centre d’entraînement. Un cadre de rêve, à condition de ne pas trop s’éloigner des sentiers balisés.

Aucun incident à déplorer pour l’instant

Rassurons-nous, la cohabitation se passe pour le moment sans accroc. Aucun incident impliquant un serpent n’a été signalé depuis l’installation de la sélection helvétique. Les consignes de prudence semblent donc être bien respectées par l’ensemble du groupe.

Breel Embolo, qui a rejoint ses partenaires avec quelques jours de retard en raison d’un problème de visa, et le reste de l’équipe ne s’aventureront pas dans ces zones à risque. La fédération veille au grain, et la préparation sportive reste évidemment la priorité absolue. Mais cette anecdote insolite restera comme l’une des images marquantes de l’avant-Mondial pour la Nati.

Un dernier amical avant le grand saut

Côté terrain, la Suisse a quitté ces bosquets le temps de disputer son dernier match de préparation. Ce vendredi, la sélection helvète a affronté l’Australie au Snapdragon Stadium, situé à une trentaine de kilomètres de la vallée de Carmel.

Le résultat, un match nul (1-1), n’aura pas totalement rassuré les supporters suisses à quelques jours du début de la compétition. Mais l’essentiel était ailleurs : roder les automatismes et préparer au mieux l’entrée en lice. La Nati abordera ce Mondial avec l’ambition de sortir d’une phase de groupes relevée.

Un Mondial qui démarre fort pour la Nati

Place désormais aux choses sérieuses. Versée dans le groupe B, la Suisse lancera sa Coupe du monde le 13 juin face au Qatar, du côté de Santa Clara, dans la région de San Francisco. Un premier match à ne pas manquer pour bien démarrer.

Les Helvètes affronteront ensuite la Bosnie-Herzégovine le 18 juin à Los Angeles, avant de boucler la phase de groupes contre le Canada, l’un des trois pays hôtes, le 24 juin à Vancouver. Un programme exigeant, qui demandera une concentration de tous les instants. Et qui éloignera, au passage, les joueurs des fameux serpents de San Diego. Une chose est sûre : entre le luxe de leur hôtel et les reptiles de leur terrain d’entraînement, les Suisses ne sont pas près d’oublier ce Mondial américain. Quelle que soit l’issue sportive.