Menés à Toronto, les Canadiens ont fini par égaliser grâce à Cyle Larin pour décrocher un match nul (1-1).
Une frayeur, puis un soulagement. Pour son entrée en lice à domicile dans la Coupe du monde 2026, le Canada a longtemps tremblé avant d’arracher le match nul face à la Bosnie-Herzégovine (1-1), ce vendredi 12 juin au BMO Field de Toronto. Menés après l’ouverture du score bosnienne, les Canucks ont poussé pendant tout le match avant d’être récompensés par Cyle Larin, entré en jeu. Un point précieux pour le pays co-organisateur dans ce groupe B. Récit d’une soirée sous tension devant le public canadien.
La Bosnie frappe la première
Le scénario a pourtant mal débuté pour les hommes de Jesse Marsch. Malgré une domination territoriale dès l’entame, c’est la Bosnie qui a ouvert le score, profitant de sa première vraie occasion. Un coup de massue pour le public de Toronto.
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Un petit geste, un grand changement. À la 21e minute, sur un corner, l’ancien Marseillais Sead Kolasinac a dévié le ballon au premier poteau, avant que Lukic ne surgisse pour propulser le cuir au fond des filets. La Bosnie prenait les devants contre le cours du jeu, plongeant le BMO Field dans le silence. Les Canadiens allaient devoir réagir.
Un Canada dominateur mais maladroit
Dès lors, le Canada a fait le siège du camp bosnien sans parvenir à concrétiser. Avec parfois jusqu’à 70 % de possession de balle, les Canucks ont multiplié les offensives, mais ont buté sur un bloc bas adverse particulièrement solide. La frustration montait.
L’attaquant Jonathan David, très actif, a incarné cette domination stérile. Le buteur s’est procuré plusieurs occasions, dont une énorme à la 16e minute, seul au point de penalty, mais sa frappe a fini dans les gants du gardien bosnien Vasilj. Un manque de réussite dans le dernier geste qui a coûté cher aux locaux en première période, conclue sur ce déficit.
Des sauvetages bosniens héroïques
En seconde période, le Canada a continué de pousser, et la Bosnie a dû s’employer pour préserver son avantage. Les visiteurs ont multiplié les interventions décisives, repoussant les assauts canadiens avec un courage remarquable. Le match s’est emballé.
Le tournant aurait pu intervenir à la 53e minute. Sur une frappe de Laryea qui trompait le gardien, c’est encore Kolasinac qui sauvait son équipe sur la ligne, propulsant le ballon sur la transversale. Quelques minutes plus tard, un autre sauvetage sur la ligne de Gigovic maintenait la Bosnie devant. Mais à force de subir, les visiteurs ont fini par craquer.
Larin, le héros venu du banc
La délivrance est venue d’un changement payant. Entré en jeu à la 75e minute, Cyle Larin n’a eu besoin que de quelques secondes pour changer le cours du match. Une entrée parfaite, qui a relancé tout un pays.
À la 78e minute, sur son tout premier ballon, l’attaquant a contrôlé aux abords de la surface avant de déclencher une frappe magnifique qui a trompé le gardien. 1-1, et le BMO Field s’est enfin embrasé. Un but synonyme d’espoir, qui récompensait les efforts incessants des Canadiens. Galvanisés, ils ont alors tout tenté pour l’emporter.
Une fin de match haletante
Les dernières minutes ont offert un spectacle intense, les deux équipes se rendant coup pour coup. Si le Canada cherchait la victoire, la Bosnie, requinquée par l’égalisation encaissée, s’est elle aussi projetée vers l’avant. Le suspense était total.
Dans le temps additionnel, le défenseur bosnien Muharemovic a réalisé un ultime sauvetage en se jetant devant une frappe de Larin, maintenant son équipe à flot. Au coup de sifflet final, le score n’a plus bougé. Un nul 1-1 qui peut laisser des regrets aux Canadiens, dominateurs, mais qui constitue un premier point bienvenu dans la compétition.
Un point pour rester dans la course
Au-delà de la déception de ne pas l’avoir emporté, ce résultat n’est pas catastrophique pour le pays hôte. Dans un groupe B où figurent également le Qatar et la Suisse, prendre un point d’entrée permet de ne pas démarrer par une défaite. Tout reste à jouer.
Le Canada, qui disputait son entrée en lice devant son public, peut nourrir des regrets au vu de sa domination, mais devra se contenter de ce nul. Pour la Bosnie, accrocher le co-organisateur sur ses terres constitue à l’inverse une bonne opération. Les deux équipes auront à cœur de se rattraper lors de leurs prochaines sorties. Pour les Canucks, l’objectif reste clair : profiter de l’avantage du terrain pour passer le premier tour. Et offrir à tout un pays un parcours dont il pourra être fier.