Coupe du monde 2026 : porté par Balogun, les américains démarrent fort face au Paraguay

Gabriel Gromellon

13 juin 2026 06h24

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Coupe du monde 2026 : porté par Balogun, les américains démarrent fort face au Paraguay

Crédit Photo - IconSport

Pour leur entrée en lice à Los Angeles, les États-Unis ont largement dominé le Paraguay (4-1), grâce notamment à un doublé de l’attaquant de Monaco.

Le troisième pays hôte n’a pas manqué son entrée. Après le Mexique et le Canada, les États-Unis lançaient leur Coupe du monde 2026 ce samedi 13 juin face au Paraguay, au SoFi Stadium de Los Angeles. Et la Team USA a parfaitement répondu présent, en s’imposant largement 4-1. Portés par un doublé de Folarin Balogun, l’attaquant de Monaco, les Américains ont déroulé face à une Albirroja dépassée. Une démonstration idéale pour lancer leur tournoi à domicile. Récit d’une soirée maîtrisée de bout en bout.

Un démarrage canon

Les Américains n’ont pas tardé à prendre les commandes. Après quelques minutes d’observation, c’est sur une action rondement menée que la Team USA a fait sauter le verrou paraguayen. Une entame parfaite devant son public.

Un petit geste, un grand changement. Dès la 7e minute, McKennie a lancé une transition rapide en décalant Christian Pulisic sur la gauche. L’ailier s’est infiltré dans la surface, et son ballon est revenu vers McKennie, dont la passe en retrait a été déviée dans son propre but par le malheureux Bobadilla. Un csc qui lançait idéalement les locaux, et coupait net les ambitions paraguayennes.

Balogun prend le relais

Une fois devant, les États-Unis ont déroulé leur football. Et l’un des grands artisans de cette domination se nomme Folarin Balogun. L’attaquant de Monaco, titularisé en pointe, a parfaitement endossé son rôle de finisseur. Un récital.

À la 31e minute, l’attaquant a doublé la mise. Encore servi par un Pulisic intenable, parti sur le côté gauche, Balogun a conclu du plat du pied une offrande en retrait. 2-0, et le SoFi Stadium s’enflammait. Le buteur avait pourtant vu une première réalisation refusée pour hors-jeu quelques instants plus tôt, mais il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin.

Un bijou avant la pause

Avant de rejoindre les vestiaires, Balogun a offert au public le plus beau geste de la soirée. Dans le temps additionnel de la première période, l’attaquant franco-américain a signé un but somptueux, témoignant de toute sa qualité technique.

Lancé en profondeur, il a d’abord effacé un défenseur paraguayen d’un crochet, avant de feinter un second adversaire et d’envoyer le ballon dans la lucarne. Un but sublime, synonyme de doublé personnel, qui portait le score à 3-0 à la pause. La défense paraguayenne, complètement dépassée, n’avait existé que durant les cinq premières minutes de la rencontre.

Une seconde période plus calme

Forts de leur confortable avance, les Américains ont logiquement levé le pied au retour des vestiaires. Le sélectionneur Mauricio Pochettino a commencé à gérer les organismes, faisant tourner son effectif et préservant certains cadres comme Pulisic, sorti dès la mi-temps.

Le rythme est retombé, et le Paraguay en a profité pour mieux exister. La Albirroja, emmenée par le Strasbourgeois Julio Enciso, l’un des rares à surnager, s’est montrée plus entreprenante. Mais sans réelle efficacité face à une équipe américaine qui contrôlait tranquillement les débats, sans jamais paraître réellement inquiétée.

Le sursaut paraguayen sans suite

Le Paraguay a tout de même eu le mérite de sauver l’honneur. À la 74e minute, sur une action construite, Almiron s’est arraché à l’entrée de la surface avant que le ballon ne parvienne à Enciso, qui a intelligemment décalé Mauricio. Seul, ce dernier n’a eu qu’à conclure du plat du pied.

Un but qui ramenait les Sud-Américains à 3-1, et laissait entrevoir un possible scénario de relance. Mais les États-Unis n’ont jamais réellement tremblé, gardant le contrôle de la fin de match. La réduction du score paraguayenne n’aura été qu’une parenthèse sans conséquence dans une rencontre largement maîtrisée par les locaux.

Reyna conclut en beauté

Pour parachever leur belle soirée, les Américains ont même corsé l’addition dans les ultimes instants. Entré en jeu, Gio Reyna a tenu à apporter sa pierre à l’édifice, d’une réalisation pleine de classe. La cerise sur le gâteau.

Dans le temps additionnel, à l’entrée de la surface et peu attaqué sur la droite, le milieu a décoché une frappe de l’extérieur du pied droit, à la manière d’un Ricardo Quaresma. Un but magnifique qui fixait le score final à 4-1, et offrait au public californien un dernier moment de joie. Une conclusion idéale pour une démonstration collective réussie.

Pochettino réussit ses débuts mondialistes

Au-delà du résultat, cette prestation est une excellente nouvelle pour Mauricio Pochettino. Le sélectionneur argentin, en quête de repères avant le tournoi, a vu son équipe afficher une maîtrise rassurante, avec 65 % de possession et un nombre d’occasions largement supérieur à son adversaire.

Le technicien avait pourtant exprimé son agacement quelques jours plus tôt au sujet des pauses fraîcheur, qu’il juge inutiles quand les conditions ne sont pas extrêmes. Mais sur le terrain, ses hommes ont parfaitement répondu, malgré ces interruptions. De quoi aborder la suite de la compétition avec une sérénité retrouvée pour le pays hôte.

Un signal fort envoyé à la concurrence

Au fond, cette entrée en matière réussie envoie un message clair. Les États-Unis, qui redoutaient de vivre la même mésaventure que le Qatar, éliminé dès le premier tour de son propre Mondial en 2022, ont parfaitement lancé leur compétition. La pression de l’organisation semble pour l’instant bien gérée.

Portée par un Balogun étincelant et un collectif huilé, la Team USA s’affirme comme une équipe à suivre dans ce tournoi. Le Paraguay, de son côté, devra rapidement relever la tête pour ne pas voir ses ambitions s’envoler. Pour les Américains, l’objectif est désormais de confirmer cette belle dynamique lors des prochaines sorties. Et de faire vibrer tout un pays, bien décidé à briller pour son grand rendez-vous planétaire.