Football : un an de suspension pour Xavier Gravelaine, le club d’Avranches contre-attaque

Gabriel Gromellon

17 juin 2026 16h00

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Football : un an de suspension pour Xavier Gravelaine, le club d’Avranches contre-attaque

Crédit Photo - IconSport

Le directeur sportif et ancien international a été sanctionné par la FFF après une altercation avec un arbitre, une décision jugée disproportionnée par son club.

Une sanction qui fait grand bruit en Normandie. L’ancien footballeur international Xavier Gravelaine, aujourd’hui directeur sportif de l’US Avranches, vient d’être suspendu un an de ses fonctions par la Fédération française de football. En cause, son comportement envers un arbitre à l’issue d’un match au printemps dernier. Une décision révélée par ICI Cotentin, que le club juge totalement disproportionnée et compte bien contester. Retour sur une affaire qui agite le football amateur de haut niveau.

Une altercation à l’origine de la sanction

Tout est parti d’un match au goût amer pour Avranches. Les faits reprochés à Xavier Gravelaine remontent au 9 mai dernier, lors d’un derby normand particulièrement tendu. Un contexte qui a visiblement fait déborder les émotions.

Un petit geste, un grand changement. Ce jour-là, sur le terrain de Granville, dans le cadre de la 29e journée de National 2, le derby s’était soldé par un match nul (1-1). Tout au long de la rencontre, l’équipe d’Avranches avait eu le sentiment d’être désavantagée par plusieurs décisions arbitrales. Une frustration qui a culminé au coup de sifflet final, lorsque le directeur sportif s’en est vivement pris à l’homme au sifflet.

Le verdict de la commission de discipline

Ce comportement n’est pas resté sans conséquence. Convoqué pour s’expliquer, Xavier Gravelaine a vu la commission de discipline trancher en sa défaveur. La sanction prononcée est lourde pour un dirigeant.

L’ancien joueur a écopé d’un an de suspension de ses fonctions de directeur sportif. Selon les informations révélées par ICI Cotentin, c’est bien cette altercation verbale qui lui vaut aujourd’hui cette mise à l’écart. Le dirigeant aurait notamment reproché à l’arbitre un carton jaune adressé à l’un de ses joueurs en toute fin de partie, goutte d’eau ayant fait déborder le vase de sa colère.

La colère du président d’Avranches

Du côté du club, la décision passe très mal. Le président de l’US Avranches, Morgan Coursin, est immédiatement monté au créneau pour dénoncer une sanction qu’il estime totalement démesurée. Un soutien sans faille à son directeur sportif.

« Cette sanction est disproportionnée », a réagi le dirigeant, joint par ICI Cotentin. Il s’est dit « surpris par la sévérité de la sanction alors qu’il n’y a eu ni geste déplacé ni insultes ». Pour le président, la réaction de Gravelaine, aussi vive soit-elle, ne justifiait en rien une telle fermeté de la part des instances. Un sentiment d’injustice qui domine au sein du club normand.

Un appel déjà annoncé

Avranches n’entend pas en rester là. Bien décidé à défendre son directeur sportif, le club a d’ores et déjà fait connaître son intention de contester la décision. La bataille juridique ne fait que commencer.

Morgan Coursin attend désormais de recevoir le courrier officiel de la Fédération actant la sanction, mais il l’annonce déjà clairement : « Nous ferons appel. » Le club espère ainsi obtenir un allègement, voire une annulation de la suspension, en deuxième instance. Une démarche qui pourrait s’avérer cruciale pour la suite de la collaboration entre Gravelaine et le club de la Manche.

Une sanction plus symbolique qu’il n’y paraît

Reste que les conséquences concrètes de cette suspension méritent d’être nuancées. Même si elle venait à être confirmée, la sanction n’aurait pas l’impact radical que son intitulé pourrait laisser penser. Une portée à relativiser.

En effet, si la décision était maintenue en appel, elle n’empêcherait pas Xavier Gravelaine de poursuivre son activité de directeur sportif au sein du club. L’intéressé se retrouverait seulement dans l’impossibilité de représenter Avranches auprès des instances, ou encore d’accéder aux arbitres les jours de match. En somme, une mesure davantage symbolique qu’véritablement handicapante au quotidien.

Le club tient à clarifier la situation

Face à l’émoi suscité par cette affaire, l’US Avranches a tenu à communiquer officiellement. Dans un communiqué, le président a souhaité recadrer le débat et balayer toute interprétation hâtive. Une mise au point ferme.

« Cette situation ne remet aucunement en cause le rôle et les missions de Xavier Gravelaine en tant que directeur sportif du club », a insisté Morgan Coursin. Le dirigeant a également regretté un traitement médiatique selon lui davantage destiné à « susciter le buzz qu’à relater les faits avec précision ». Une manière de réaffirmer son soutien total à son directeur sportif et de défendre l’image de son club.

Quel avenir pour Gravelaine ?

Au-delà de l’aspect réglementaire, cette affaire interroge sur la suite de la carrière du dirigeant. Figure connue du football français, Xavier Gravelaine a porté les couleurs de nombreux clubs prestigieux durant sa carrière de joueur, du PSG à l’OM en passant par Caen. Un parcours riche.

L’ancien international avait par le passé évoqué l’idée de boucler sa carrière dans le football du côté d’Avranches. Cette sanction, si elle était confirmée, pourrait-elle précipiter cette décision ? Rien n’est moins sûr, le club affichant une volonté claire de le conserver. Quoi qu’il en soit, l’épisode rappelle l’importance du comportement exemplaire attendu des dirigeants, y compris dans le feu de l’action. L’appel à venir dira si la Fédération maintient ou non sa position.