Pourquoi Mbappé s’est agacé contre les jardiniers du stade pendant France-Irak

Gabriel Gromellon

23 juin 2026 10h00

Ajouter comme source préférée sur Google
Pourquoi Mbappé s’est agacé contre les jardiniers du stade pendant France-Irak

Crédit Photo - IconSport

Pendant l’interruption du match, le capitaine des Bleus s’est étonnamment crispé à cause… de l’entretien de la pelouse.

On ne s’en doute pas toujours, mais même un crack comme Kylian Mbappé peut s’agacer pour une histoire de pelouse. Lors de France-Irak (3-0), interrompu pendant près de deux heures par un orage, le capitaine des Bleus a été filmé en train de pester. La cible de son énervement ? Les jardiniers chargés d’éponger le terrain détrempé. Une séquence aussi cocasse qu’inattendue, qui a fait le tour des réseaux et que l’intéressé a tenu à expliquer lui-même. Récit d’un « petit énervement » vite oublié.

La scène qui a fait le buzz

Tout est parti d’une vidéo devenue virale. On y voit Mbappé, très impliqué, pointer du doigt les zones gorgées d’eau et « coacher » les techniciens venus assécher la pelouse de Philadelphie.

La séquence, vue plus de 400 000 fois sur les réseaux, a amusé les internautes. « Il est tellement impliqué », s’est ainsi amusé l’auteur de la publication. Un petit geste, un grand changement : l’image d’une star qui se mêle de l’entretien du gazon avait tout pour devenir un mème.

L’explication de Mbappé

Interrogé dans les coulisses par L’Equipe notamment, le capitaine tricolore a tenu à clarifier les choses. Pour lui, il ne s’agissait pas vraiment d’agacement, mais d’une question d’équité sportive.

« Les jardiniers ont passé 20 minutes à nettoyer la partie où on défendait, sans passer de temps à nettoyer la partie où on attaque », a-t-il expliqué. À ses yeux, c’était un désavantage : il aurait préféré un traitement équilibré des deux côtés, ou en priorité la zone offensive française.

Un agacement vite relativisé

Beau joueur, l’attaquant du Real Madrid a aussitôt dédouané les principaux concernés. Selon lui, les jardiniers n’y étaient pour rien : on leur avait demandé d’aller à cet endroit, et l’autre groupe n’était pas prêt.

Il a reconnu un « petit énervement », surtout en voyant qu’une partie de la pelouse n’avait pas été protégée pendant l’attente. « Mais c’est passé », a-t-il conclu, balayant l’incident. Il faut dire qu’un terrain gorgé d’eau favorise les glissades et complique le jeu, de quoi expliquer son souci du détail.

Le vrai défi : tenir deux heures

Au-delà de l’anecdote, cette interruption a représenté une épreuve mentale. Mbappé a confié à l’AFP que ces deux heures d’attente avaient été éprouvantes nerveusement.

« Il fallait rester concentrés, concernés dans le vestiaire », a-t-il souligné, saluant l’effort collectif. Un avis partagé par ses coéquipiers : Manu Koné a parlé d’une attente « interminable », tandis que Jules Koundé estimait que le groupe avait « plutôt bien géré » cette situation inédite, déjà racontée dans notre retour sur ce match coupé par l’orage.

Une concentration récompensée

Le plus important, finalement, c’est le résultat. Malgré la longue coupure, les Bleus ont parfaitement géré leur seconde période pour s’imposer 3-0 et filer en seizièmes de finale.

Preuve que le débat sur la pelouse n’a pas empêché Mbappé de briller, lui qui a signé un doublé, comme le souligne notre point sur les notes des Bleus face à l’Irak. Une soirée folle, où le capitaine aura tout suivi, jusqu’au moindre brin d’herbe.

Un détail qui en dit long

Cette anecdote, anodine en apparence, illustre surtout l’état d’esprit du joueur. Rien ne lui échappe, et il cherche le moindre avantage pour son équipe, même dans les conditions les plus folles.

Place désormais au choc face à la Norvège, décisif pour la première place du groupe. Un rendez-vous à retrouver dans le calendrier du Mondial. Espérons, cette fois, une pelouse parfaitement sèche.