« L’Atlético nous vendra Álvarez » : la sortie fracassante du Real qui enflamme le mercato espagnol

Gabriel Gromellon

25 juin 2026 14h32

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« L’Atlético nous vendra Álvarez » : la sortie fracassante du Real qui enflamme le mercato espagnol

Crédit Photo - IconSport

Selon le présentateur vedette d’El Chiringuito, le club madrilène s’estime en pole pour rafler l’attaquant argentin à son rival barcelonais.

Et si le dossier de l’été espagnol prenait un tournant encore plus explosif ? Déjà au cœur d’un bras de fer entre le Barça et l’Atlético, l’avenir de Julián Álvarez vient de connaître un rebondissement de taille. C’est El Chiringuito, l’émission la plus suivie d’Espagne, qui a lâché la bombe : selon son présentateur Josep Pedrerol, le Real Madrid se dit convaincu que l’Atlético finira par lui vendre son attaquant. Une déclaration qui a enflammé toute la presse espagnole. Info ou intox ? Décryptage.

La déclaration qui met le feu

L’information a été révélée mercredi par Josep Pedrerol. Le présentateur de l’émission espagnole affirme avoir contacté directement le Real Madrid, qui lui aurait répondu sans détour.

Selon ses mots, ses sources merengues lui ont confié : « L’Atlético nous vendra Julián Álvarez. » Une phrase, et un signal envoyé urbi et orbi par le club présidé par Florentino Pérez. Un petit geste, un grand changement : il n’en fallait pas plus pour relancer un dossier déjà brûlant.

Un dossier déjà bouillant

Pour mesurer la portée de cette sortie, il faut remettre le feuilleton dans son contexte. L’attaquant argentin a publiquement exprimé son envie d’ailleurs, après la victoire de l’Argentine face à l’Autriche.

Sa cible préférée : le FC Barcelone, qu’il aurait même contacté directement, selon plusieurs médias espagnols, pour confirmer son envie de signer en Catalogne. Le club blaugrana a même envoyé une nouvelle offre de 150 millions d’euros pour tenter de boucler le coup.

Un Atlético sur la défensive

Face à cette pression, l’Atlético a sorti l’artillerie lourde. Son directeur général Miguel Ángel Gil Marín a publiquement accusé le Barça de mentir, tandis que son président Enrique Cerezo a martelé que le joueur n’était pas en vente.

Pis : le club madrilène a annoncé son intention de porter plainte contre le club catalan, l’accusant de négociations illicites avec un joueur sous contrat. Tous les détails de cette procédure sont à retrouver dans l’annonce de plainte contre les Blaugrana. La tension est au plus haut.

Le retour fracassant du Real Madrid

C’est dans ce contexte que s’inscrit la sortie merengue. Le Real Madrid avait déjà tenté sa chance ces dernières semaines, en proposant 150 millions d’euros à l’Atlético, sans succès.

Mais selon le Real cité par Pedrerol, les Colchoneros, dans l’impasse avec le Barça et face à un joueur déterminé à partir, n’auraient à terme plus d’autre choix que de céder à un autre club. Et la logique sportive comme la rivalité historique inciteraient l’Atlético à privilégier les Merengues plutôt que le rival catalan.

Une vraie stratégie ou une manœuvre médiatique ?

La grande question, désormais, c’est de savoir s’il faut prendre cette déclaration au sérieux. Plusieurs médias, dont Footmercato et But !, s’interrogent ouvertement sur la nature de l’opération.

Certains y voient un véritable signal envoyé par le Real, désireux de doubler son rival barcelonais. D’autres soupçonnent une simple manœuvre de communication, destinée à fragiliser le Barça dans ses négociations et à brouiller les cartes. Sans preuve officielle, la prudence reste de mise.

Une clause à 500 millions, le rempart ultime

Au-delà de ces déclarations, un obstacle de taille demeure pour tous les prétendants. Sous contrat jusqu’en 2030 avec l’Atlético, Julián Álvarez dispose d’une clause libératoire fixée à 500 millions d’euros.

Une somme totalement hors de portée du Barça, plus délicate à manier pour le Real. Tant que ce verrou tient, l’Atlético reste maître à bord. Et l’attaquant argentin est dans la position délicate d’un joueur qui veut partir, sans avoir la main pour forcer son départ.

Un feuilleton parti pour durer

Voilà donc le décor planté. Entre un Barça inflexible sur son choix, un Atlético déterminé à ne pas plier, un joueur qui s’agace et un Real Madrid en embuscade, le dossier promet encore bien des rebondissements.

Reste à attendre la suite. Une chose est sûre : le mercato espagnol n’a rarement aussi mal commencé pour ses trois plus grands acteurs, et ce trio infernal autour d’un seul homme va continuer de faire parler. Affaire à suivre, comme on dit. Et de très près.