Le supporter mythique des Bleus a partagé un moment hors du temps aux côtés du président de la FIFA et de deux champions du monde 98.
Il y a des journées qu’on n’oublie pas. Celle du 22 juin 2026 restera gravée dans le cœur de Clément Tomaszewski, alias Clément d’Antibes. À 78 ans, le supporter mythique de l’équipe de France vit sa dixième et dernière Coupe du monde. Un dernier tour de piste qui vient de lui offrir une parenthèse magique, comme il l’a raconté lui-même sur sa page Facebook. La FIFA a transformé son rêve en réalité, en lui faisant vivre France-Irak depuis la loge officielle de son président. Récit d’une soirée pas comme les autres.
Une invitation tombée du ciel
Tout est parti d’un coup de fil inattendu. La veille du match face à l’Irak, Clément a été contacté par la FIFA, qui souhaitait, lui a-t-on dit, lui faire une petite interview.
Un petit geste, un grand changement : la suite allait dépasser toutes ses espérances. Lui qui avait initialement une place située tout en haut du stade s’est retrouvé invité dans la loge officielle de Gianni Infantino, président de l’instance mondiale. Une surprise totale, glissée comme un cadeau d’anniversaire avant l’heure.
Une loge prestigieuse, peuplée de souvenirs
À ses côtés, dans cet espace VIP du Lincoln Financial Field de Philadelphie, ce ne sont pas n’importe quels invités qu’il a croisés. Le supporter s’est retrouvé en compagnie de Philippe Diallo, président de la Fédération française de football.
Et surtout, de deux légendes : Christian Karembeu et Youri Djorkaeff, tous deux champions du monde 1998. Pour Clément, témoin direct du sacre au Stade de France il y a vingt-huit ans, le clin d’œil avait une saveur particulière. Forcément.
« Quelques larmes », confie-t-il
Sur son post Facebook, l’octogénaire n’a pas caché son émotion. Il parle « d’une journée légendaire et irréelle », évoquant même « quelques larmes » devant tant d’attentions.
Le tout pour assister à la victoire des Bleus contre l’Irak (3-0), un match qualificatif pour les seizièmes, marqué par une longue interruption due à l’orage qui n’a pas entamé l’ambiance.
Un fan unique en France
Si la FIFA a tenu à lui rendre hommage, c’est que Clément d’Antibes n’est pas un supporter comme les autres. Le visage du fan tricolore, immortalisé en 1998 avec son coq Balthazar, fait partie intégrante de l’imaginaire des Bleus.
Selon ses propres comptes, ce déplacement aux États-Unis correspond à son 310e match avec la sélection, pour sa 10e Coupe du monde. Une statistique vertigineuse, qui en fait sans doute le supporter français le plus assidu de l’histoire des Tricolores. La FIFA le considère d’ailleurs comme une figure : son nom et un trophée en bois signé par les champions de 98 figurent même au FIFA Museum, à Zurich.
Un dernier Mondial comme un cadeau d’adieu
Voilà donc une belle revanche pour celui qui se présente comme un simple supporter. En annonçant que ce serait sa dernière Coupe du monde, l’agent hospitalier à la retraite ne s’attendait sûrement pas à un tel traitement.
Mais le clin d’œil de la FIFA a tout d’une reconnaissance institutionnelle. Au moment où le sondage sur les plus grands joueurs de l’histoire des Bleus agite les supporters, Clément, lui, a sans doute reçu le titre symbolique de plus grand fan tricolore.
Un message d’amour pour le bleu
Au-delà de cette soirée d’exception, son histoire rappelle l’attachement viscéral des Français à leur équipe. Une passion transmise de génération en génération, et que Clément incarne mieux que personne.
Ses derniers mots, sur le réseau social, étaient pour les Bleus et la FIFA. Pour les remercier, simplement, de ces moments magiques. Une belle leçon de vie, qui rappelle, au-delà des résultats, que le football est avant tout une affaire d’émotions. Et que Clément, lui, n’en a pas fini d’en avoir.