Portée par un doublé d’Oyarzabal, la Roja a maîtrisé l’Autriche (3-0) pour signer sa première victoire à élimination directe depuis seize ans.
Message reçu du côté de la Roja. Quelques heures après la démonstration des Bleus contre la Suède, l’Espagne se devait de répondre pour ne pas se laisser distancer dans la course au titre. C’est chose faite. Face à une Autriche vaillante mais dépassée, les hommes de Luis de la Fuente ont déroulé leur football pour s’imposer nettement. Une prestation aboutie, qui met fin à une statistique gênante et lance idéalement leur phase finale. Récit d’une soirée maîtrisée à Los Angeles.
Oyarzabal, l’homme des grands rendez-vous
Il aura fallu un peu de patience aux Espagnols pour faire sauter le verrou. Après une entame équilibrée, la Roja a fini par trouver la faille à la 36e minute.
Un petit geste, un grand changement : sur un centre en retrait de Marc Cucurella, Mikel Oyarzabal a dévié le ballon au fond des filets. L’avant-centre basque a même signé un doublé en fin de match (89e), confirmant son incroyable régularité, avec seize buts sur ses seize dernières sélections.
Une domination sans partage
Entre les deux réalisations d’Oyarzabal, l’Espagne a définitivement plié la rencontre. À l’heure de jeu, Pedro Porro a surgi comme une fusée pour reprendre de la tête un centre de Baena (63e).
Les chiffres traduisent la mainmise espagnole : 66 % de possession et une vingtaine de tirs tentés. L’Autriche, qui disputait sa première phase finale depuis 1982, n’a quasiment jamais existé, incapable de franchir la ligne médiane en seconde période.
Yamal virevoltant, une disette effacée
Au cœur du jeu, un joueur a une nouvelle fois crevé l’écran. Lamine Yamal, malgré un but contrarié par plusieurs arrêts, a multiplié les fulgurances et les petits ponts, régalant les 70 000 spectateurs du SoFi Stadium.
Surtout, cette victoire a une valeur particulière. Championne d’Europe en titre, l’Espagne n’avait plus remporté le moindre match à élimination directe en Coupe du monde depuis son sacre de 2010. Une série de seize ans enfin brisée, de quoi lever un petit poids.
Un choc en vue et une rivalité qui couve
Avec cette qualification, la Roja poursuit sa route et attend désormais un adversaire de prestige. En huitièmes, elle affrontera le vainqueur du duel entre le Portugal et la Croatie, comme le détaille notre point sur le tableau espagnol.
En ligne de mire, plus loin, se profile toujours ce possible choc face à la France. Un duel que Yamal a déjà nourri de ses provocations, et qui promet des étincelles. Le programme complet est à suivre via le calendrier de la compétition. La Roja, elle, a répondu présent.