Fidèle à sa réputation de siffleur permissif, l’arbitre ouzbek laisse énormément jouer, au grand dam des supporters des Bleus.
On imagine parfois qu’un match se résume à ce qui se passe entre les lignes. Ce France-Paraguay prouve le contraire. À la mi-temps, alors que le score est encore vierge, une bonne partie de l’attention se porte non pas sur les joueurs, mais sur l’homme au sifflet. L’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev, méconnu du grand public, cristallise l’agacement des supporters tricolores. Peu de coups sifflés, une VAR silencieuse et une main tendue sur les cartons : son arbitrage divise déjà. On fait le point.
Un arbitre fidèle à sa réputation
Ceux qui connaissaient déjà Ilgiz Tantashev ne sont pas vraiment surpris. L’Ouzbek de 42 ans traîne une réputation bien précise sur la scène internationale.
Un petit geste, un grand changement : il est réputé pour laisser jouer, tolérer un contact physique important et siffler assez peu de fautes. Un style qui génère souvent de vifs débats dans les matchs à forte tension, et ce France-Paraguay ne fait visiblement pas exception à la règle.
C'est rouge tous les jours.
— Pierre B. (@Pierre_B_y) July 4, 2026
pic.twitter.com/MXHPla4qpG
Comment c’est pas un carton rouge ça ? Incroyable la var qui se la touche https://t.co/zDCz5kXOMe
— Steven (@Stevenreall_) July 4, 2026
"franchement Jean Michel, y'avait pas mieux qu'un arbitre Ouzbek pour ce match ?"🤣🤣#FRAPAR pic.twitter.com/AWiFaVo50b
— Nicolas Bastie (@NicolasBas82350) July 4, 2026
L’arbitre est tellement mauvais, comment tu peux être être professionnel. Et laisser les joueurs du Paraguay agir comme ça.
— Romain 🎾🇫🇷 (@RomainNextGen) July 4, 2026
Un seul avertissement, pour le moment et c’est nous Ahaha
Le sentiment d’un déséquilibre
Ce qui cristallise la grogne, c’est surtout l’impression d’un traitement à sens unique. De nombreux supporters pointent des fautes d’anti-jeu paraguayennes restées, selon eux, impunies.
À la pause, le carton jaune se fait attendre côté sud-américain, malgré plusieurs interventions jugées rugueuses. Et l’absence de recours à la vidéo sur certaines actions litigieuses ajoute à l’incompréhension d’une partie du public tricolore.
Comme prévu, un match immonde. Un arbitre complaisant face aux innombrables vices des Paraguayens, dont le seul plan de jeu consiste à pourrir la rencontre.
— PSG WORLD NATION (@PSG_WorldNation) July 4, 2026
L’anti-football dans toute sa splendeur.#FRAPAR
l’arbitre quand faut siffler les fautes des paraguayens #FRAPAR pic.twitter.com/HKe097nAsy
— Nini ☁️ ⁺¹ (@acrisisz) July 4, 2026
Un profil qui interrogeait déjà
Cette situation n’est pas totalement une surprise. Dès l’annonce de sa désignation, le choix de cet arbitre avait suscité des interrogations.
Tantashev dispute en effet sa toute première phase finale de Coupe du monde et n’avait jamais dirigé l’équipe de France chez les A. Il connaît toutefois certains Bleus pour les avoir croisés aux Jeux olympiques de Paris 2024, comme le rappelait notre portrait de cet arbitre méconnu.
Une seconde période sous surveillance
Le retour des vestiaires s’annonce donc particulièrement scruté. Les Bleus, déjà privés d’Aurélien Tchouaméni, forfait de dernière minute, n’ont pas besoin d’un contexte supplémentaire à gérer.
Reste à voir si l’arbitre haussera le ton en seconde période, ou s’il maintiendra sa ligne permissive. Une chose est certaine : son nom restera dans les mémoires de cette soirée. La suite de la rencontre est à suivre via le calendrier de la compétition, avec un enjeu immense pour les Tricolores.