« Le scandale du siècle » : la presse norvégienne éreinte Clément Turpin après l’élimination

Gabriel Gromellon

12 juillet 2026 18h00

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« Le scandale du siècle » : la presse norvégienne éreinte Clément Turpin après l’élimination

Crédit Photo - IconSport

Deux décisions de l’arbitre français ont mis le feu aux médias scandinaves, entre un ballon suspect et un but annulé à Haaland.

La fierté n’a pas suffi à éteindre la colère. Éliminée par l’Angleterre en quart de finale (2-1 a.p.), la Norvège garde un goût amer de son élimination. Et un homme cristallise toutes les critiques outre-Manche du Nord : Clément Turpin. L’arbitre français, pourtant élu meilleur du monde en 2025, est la cible d’une presse norvégienne déchaînée. Deux décisions, en particulier, sont dans le viseur. Retour sur une polémique qui secoue le pays.

Le ballon, la caméra et le doute

La première contestation porte sur l’égalisation de Jude Bellingham. Selon les Norvégiens, le dégagement de leur gardien Ørjan Nyland aurait touché le câble de la caméra aérienne, modifiant sa trajectoire avant de retomber dans les pieds anglais.

Sur le plateau de VGTV, l’ancien international Kjetil Rekdal n’a pas mâché ses mots. « C’est complètement dingue qu’une chose pareille puisse arriver. Les arbitres n’ont pas pu le remarquer », a-t-il tempêté.

À la radio NRK, l’expert Kristoffer Løkberg est allé plus loin. « Si le ballon a touché le câble, c’est un scandale. Je n’ai jamais rien vu de tel. » Son confrère Carl-Erik Torp a même évoqué « le scandale d’arbitrage du siècle ». La FIFA a pourtant démenti, données à l’appui.

Le but refusé qui a rendu Haaland furieux

La seconde polémique concerne l’annulation du but de Torbjørn Heggem, à la 55e minute. Après recours à la vidéo, Turpin a estimé qu’Erling Haaland avait poussé Elliot Anderson lors de l’action précédente.

La star de Manchester City n’a pas caché son agacement au micro de Nettavisen. « S’il y a un coup franc là, je dois quasiment en obtenir un à chaque duel. Je suis constamment poussé, tiré, et je trouve ça nul », a-t-il pesté.

Son coéquipier Sander Berge a ironisé : « Vu la façon dont je défends en Premier League, il y aurait penalty h24 avec cet arbitre. » Løkberg, lui, a jugé la décision « incroyablement mauvaise », estimant qu’Anderson s’était laissé tomber.

Fait notable, même les consultants norvégiens reconnaissent le contact. « Oui, c’est une poussée », a admis Simen Stamsø-Møller sur TV2, avant d’ajouter : « Mais ça arrive partout sur le terrain. »

La FIFA défend son arbitre

Face à la tempête, l’instance mondiale a tranché. Elle affirme n’avoir « aucune preuve » que le ballon ait touché un câble, s’appuyant sur les données de la puce intégrée au ballon, qui n’a détecté aucun choc.

Un argument qui n’a pas convaincu les Scandinaves, images des réseaux sociaux à l’appui. Le père de Haaland s’est lui aussi joint aux critiques visant Turpin et ses assistants. L’arbitre français avait pourtant hérité de ce quart pour son statut.

Malgré tout, la Norvège quitte le tournoi la tête haute. Haaland lui-même a préféré retenir l’essentiel : « Ce sont peut-être les six meilleures semaines de ma vie. » Une première qualification en quarts depuis vingt-huit ans, qui restera dans l’histoire du pays.