« On se voit tous champions du monde » : Yamal se projette déjà avec le trophée avant d’affronter les Bleus

Gabriel Gromellon

14 juillet 2026 16h00

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« On se voit tous champions du monde » : Yamal se projette déjà avec le trophée avant d’affronter les Bleus

Crédit Photo - IconSport

À la veille de la demi-finale, le prodige espagnol de 19 ans a balayé les critiques sur son tournoi raté et affiché une ambition sans filtre. Il faudra désormais répondre sur le terrain pour le prodige espagnol.

Il n’a marqué qu’une seule fois en six matchs, mais il parle comme un futur vainqueur. À la veille du choc face à la France, Lamine Yamal a tenu une conférence de presse à son image : sûre de lui, provocante, sans le moindre doute apparent. Le jour même de ses 19 ans, le Barcelonais s’est projeté sans détour avec le trophée entre les mains, tout en balayant les interrogations sur son Mondial jusqu’ici décevant. De quoi électriser un peu plus le rendez-vous de mardi soir.

Le sacre en ligne de mire

La question était attendue : se voit-il champion du monde ? Sa réponse a fusé, sans la moindre hésitation. « Évidemment que oui. C’est difficile, mais on se voit tous comme des champions du monde, comme en 2010. Pourquoi pas ? »

Une référence directe au sacre espagnol en Afrique du Sud, seul titre mondial de la Roja. Le message est limpide : cette génération se sent capable de rééditer l’exploit de Xavi et Iniesta.

Yamal a aussi confirmé qu’il assumait pleinement ses déclarations précédentes. « On m’a demandé si j’avais peur de la France et j’ai répondu que non. Nous sommes champions d’Europe », a-t-il rappelé. Ses premières provocations avaient déjà fait réagir les Bleus.

La réponse cinglante à ses détracteurs

Car le prodige est attendu au tournant dans son pays. Un seul but inscrit, contre l’Arabie saoudite, aucune passe décisive : son tournoi est loin de ses standards, et la presse madrilène ne s’en est pas privée.

Interrogé sur cette panne, Yamal a d’abord défendu son sélectionneur. « Ce n’est pas la faute de l’entraîneur si je n’ai pas marqué cinq buts. Ça fait partie du jeu et ça ne m’inquiète pas. »

Puis il a lâché la phrase qui restera. « Vous dites que je ne suis pas à mon meilleur niveau, donc vous ne devez rien attendre de moi. Mais j’espère que ce sera une grande journée. » Une manière élégante de retourner la pression contre ceux qui le critiquent.

Il a conclu avec un aplomb saisissant : « Je sais de quoi je suis capable et je ne m’en fais pas le moins du monde. »

Tout un pays attend son réveil

Dans le camp espagnol, on veut y croire. Le sélectionneur Luis de la Fuente avait prévenu avant le quart : « Le meilleur Lamine Yamal est à venir. » Une promesse qui n’attend qu’une confirmation.

Les précédents jouent en sa faveur. Face à la France, il avait marqué à l’Euro 2024 puis en Ligue des Nations, contribuant aux deux victoires espagnoles. La Roja reste d’ailleurs invaincue depuis 36 matchs. La presse espagnole a déjà dressé son plan de bataille.

Rendez-vous ce mardi 14 juillet à 21 heures, à Dallas. Yamal aura 90 minutes, peut-être 120, pour faire taire tout le monde.