La commission d’appel a maintenu la sanction contre les Girondins, qui n’évolueront pas dans les championnats nationaux la saison prochaine.
Le verdict est tombé ce 15 juillet. Réunie en fin de matinée, la commission d’appel de la DNCG a confirmé l’exclusion des Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales, prononcée une première fois le 30 juin. Les dirigeants bordelais s’étaient présentés seuls devant l’instance, sans repreneur ni garantie financière. Pour ce club à six fois champion de France, la sanction ouvre une période d’incertitude majeure, avec la menace d’une liquidation judiciaire dans les prochaines semaines.
Une sanction confirmée sans surprise
La décision figure noir sur blanc dans le procès-verbal de la commission d’appel. Concernant les Girondins, alors classés en National 2, l’instance confirme la mesure d’exclusion des compétitions nationales de l’équipe première à l’issue de la saison 2025-2026.
La cause est financière. La DNCG réclamait environ 9 millions d’euros pour couvrir un déficit prévisionnel, honorer une échéance de dette et régler les dernières factures. Cette somme n’a jamais été présentée.
La veille de l’audience, le fonds britannique Sparta Capital, seul repreneur sérieux, a jeté l’éponge, faute d’avoir réuni les fonds nécessaires. Le propriétaire Gérard Lopez, lui, a refusé de financer la saison.
Le spectre de la liquidation
La confirmation de la sanction pourrait avoir des conséquences bien plus lourdes qu’une relégation. Selon L’Équipe, le commissaire chargé de l’exécution du plan de continuation devrait saisir le tribunal de commerce.
Il estimerait la situation économique et sociale du club irrémédiablement compromise. Une liquidation judiciaire pourrait alors être prononcée avant la fin du mois.
Dans ce scénario, l’association des Girondins, présidée par Jean-Louis Triaud, conserverait le numéro d’affiliation. Elle resterait toutefois redevable de plusieurs millions d’euros liés à des transferts internationaux et à des indemnités de formation.
D’autres clubs fixés le même jour
Bordeaux n’était pas le seul dossier à l’ordre du jour. La commission d’appel a aussi confirmé la rétrogradation de Dijon Métropole Futsal, qui évoluait en R1 Futsal.
Le SC Berre a lui obtenu gain de cause : son interdiction d’accéder au National 2 est levée, assortie d’un encadrement de sa masse salariale. À l’inverse, Chassieu Décines a vu confirmée son interdiction d’accession en Division 3 féminine.
Ces décisions rappellent la sévérité du contrôle financier français en cette mi-juillet, déjà illustrée par d’autres verdicts touchant le football amateur.
Reste désormais à connaître l’échelon exact où Bordeaux pourrait repartir, potentiellement le Régional 1, voire plus bas selon la Ligue de Nouvelle-Aquitaine. Notre suivi complet du dossier est à retrouver dans notre article sur la menace qui pèse sur le club.