Une première période catastrophique des Bleus, dépassés dans tous les compartiments face à l’Angleterre lors de la petite finale.
C’est un cauchemar en direct à Miami. Pour ce qui devait être une sortie honorable, l’équipe de France rentre au vestiaire avec quatre buts dans les valises face à l’Angleterre. Une déroute construite dès la troisième minute, prolongée par une défense remaniée totalement dépassée. Didier Deschamps, dont c’est l’ultime match sur le banc tricolore, assiste impuissant à ce naufrage. Point sur une première période à oublier au plus vite.
Un naufrage dès l’entame
Les Bleus n’ont pas eu le temps de s’installer. Dès la 3e minute, une passe manquée de Désiré Doué vers Rayan Cherki est interceptée par Declan Rice, qui s’avance sans opposition et arme une frappe des vingt mètres, imparable pour Mike Maignan.
La suite a confirmé les fragilités françaises. À la 19e, sur corner, Ezri Konsa a pris le dessus sur Adrien Rabiot pour placer une tête décroisée qui a fini au fond des filets.
La charnière centrale improvisée par Deschamps, composée d’Ibrahima Konaté et de Maxence Lacroix, a été prise dans le dos à répétition, un pari défensif détaillé dans notre article sur la composition remaniée.
Saka signe un doublé cruel
L’ailier d’Arsenal a été le bourreau des Bleus. À la 37e, après un arrêt de Maignan devant Rashford, il a surgi pour tromper une défense française totalement désorganisée malgré une infériorité numérique apparente.
Le quatrième but, dans le temps additionnel, a définitivement enterré les espoirs tricolores. Servi par Eberechi Eze, Saka a devancé Théo Hernandez avant de placer le ballon hors de portée du gardien milanais.
Côté français, les rares occasions ont été gâchées. Kylian Mbappé a buté sur Dean Henderson à la 36e, tandis que Cherki avait été repoussé par le même gardien plus tôt dans la période.
Deschamps face à un dernier acte cruel
Le sélectionneur, qui avait largement fait tourner son onze, voit son pari se retourner contre lui. Bradley Barcola et Ousmane Dembélé étaient déjà à l’échauffement avant la pause, signe d’un changement imminent.
Il reste quarante-cinq minutes aux Bleus pour sauver l’honneur et éviter que la sortie de leur sélectionneur, après quatorze ans de mandat, ne vire à l’humiliation.
Le programme complet de cette fin de Coupe du monde est à retrouver sur le calendrier de la compétition. La finale entre l’Espagne et l’Argentine se jouera dimanche.