« On ne peut pas faire pire » : Deschamps fusille ses joueurs à la mi-temps

Gabriel Gromellon

19 juillet 2026 00h14

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« On ne peut pas faire pire » : Deschamps fusille ses joueurs à la mi-temps

Crédit Photo - IconSport

Le sélectionneur n’a pas mâché ses mots au micro de M6, dénonçant un manque de fierté de ses joueurs pour son dernier match.

Le visage fermé, la voix sèche. À la pause de la petite finale contre l’Angleterre, alors que ses joueurs venaient d’encaisser quatre buts en quarante-cinq minutes, Didier Deschamps s’est présenté devant les caméras de M6. Et il n’a rien retenu. Pour ce qui restera son ultime match sur le banc des Bleus, le sélectionneur a livré un constat accablant sur la prestation de son équipe. Un coup de sang qui en dit long sur l’ambiance du vestiaire tricolore.

Un constat sans appel

Deschamps n’a pas cherché à minimiser. Il a d’emblée jugé qu’il était impossible de faire pire, qualifiant la performance de catastrophique.

Le sélectionneur a pointé l’extrême fragilité défensive de son équipe, estimant que chaque attaque anglaise pouvait se transformer en but. Un constat que confirme le déroulé de cette première période, où les Three Lions ont frappé dès la 3e minute.

La comparaison qu’il a employée résume tout : selon lui, l’Angleterre disputait un vrai match quand la France, elle, jouait une rencontre amicale.

Une question d’honneur

Interrogé sur une possible élimination mal digérée, Deschamps a refusé de s’en servir comme excuse. Il a reconnu comprendre l’immense déception de ses joueurs après la demi-finale perdue contre l’Espagne.

Mais il a aussitôt martelé qu’aucune déception ne justifiait une telle prestation. Pour lui, l’enjeu dépasse largement la troisième place mondiale.

Le sélectionneur a insisté sur ce que représente le maillot de l’équipe de France, évoquant une question d’honneur et de fierté à l’occasion d’un match de cette importance.

Une sortie qui vire au calvaire

Le contexte rend la scène encore plus cruelle. Après quatorze ans à la tête des Bleus, Deschamps espérait refermer son mandat sur une note digne, lui qui avait refusé toute permission à ses joueurs pour maintenir la mobilisation.

Son large turnover, avec sept changements par rapport à la demi-finale, n’a pas produit les effets escomptés. La charnière remaniée a sombré, et le milieu n’a jamais tenu le choc face à Declan Rice et Eberechi Eze.

Il reste une seconde période aux Bleus pour éviter que cette soirée ne devienne la pire de l’ère Deschamps. Le programme de cette fin de Mondial est à suivre sur le calendrier de la compétition.