Le président de la FIFA a dressé un bilan enthousiaste de cette Coupe du monde élargie, alors qu’il pousse en coulisses pour un format encore plus large.
La finale n’a pas encore eu lieu que le bilan est déjà tiré. Devant les 211 fédérations réunies avant Espagne-Argentine, Gianni Infantino a défendu avec force le format inédit de cette Coupe du monde 2026, la première à 48 sélections. Pour le président de la FIFA, l’élargissement est une réussite sans nuance. Un satisfecit qui tombe à point nommé, alors que le dirigeant suisse milite déjà pour aller encore plus loin dans les prochaines éditions.
Un bilan sans réserve
Infantino n’a pas boudé son plaisir. Selon lui, l’expansion à 48 équipes a démontré qu’offrir leur chance à davantage de pays ne fait que renforcer la compétition.
Le président de la FIFA a mis en avant l’apport des nouvelles nations, estimant qu’elles ont inspiré des millions de personnes et livré des histoires marquantes tout au long du tournoi.
Il a conclu sur une formule très diplomatique, jugeant que le football avait une nouvelle fois prouvé qu’il était une langue universelle. Un discours prononcé devant l’ensemble des fédérations membres, à la veille de la finale.
Le chantier des 64 équipes
Ce satisfecit n’est pas anodin. En coulisses, Infantino pousse désormais pour un Mondial à 64 nations, une idée portée par la CONMEBOL en vue de l’édition 2030.
Le projet suscite pourtant de vives résistances. Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA, l’a qualifié de mauvaise idée, et plusieurs fédérations européennes s’y opposent frontalement.
Les organisateurs de 2030, à savoir l’Espagne, le Portugal et le Maroc, ont par ailleurs calibré leurs infrastructures pour accueillir 48 sélections. Un élargissement supplémentaire bouleverserait leur préparation.
Un contexte politique tendu
Ce bilan intervient dans une période délicate pour le patron du football mondial. Sa gouvernance est contestée par une partie de l’Europe, notamment depuis l’affaire Balogun.
Sa position reste toutefois solide. Infantino a déjà obtenu le soutien officiel de plus de 200 fédérations pour sa réélection en mars 2027, comme le détaille notre article sur son quatrième mandat en préparation.
Le débat sur le format à 64 équipes devrait donc s’intensifier dans les mois à venir. En attendant, la Coupe du monde 2026 se referme ce dimanche avec la finale entre l’Espagne et l’Argentine, dont le programme est à retrouver sur le calendrier de la compétition.