Au terme d’une finale verrouillée, les Espagnols ont fait sauter le verrou argentin dans les dernières minutes pour décrocher leur deuxième étoile.
Il aura fallu 106 minutes pour faire tomber le mur argentin. L’Espagne est championne du monde 2026, au terme d’une finale d’une intensité rare face à une Albiceleste héroïque mais dépassée. Sur un but de Ferran Torres en prolongation, la Roja décroche sa deuxième étoile, seize ans après celle de 2010. Une victoire construite sur une domination écrasante, longtemps repoussée par un Emiliano Martínez exceptionnel. Récit d’une soirée qui restera dans l’histoire du football espagnol.
Une domination totale, un mur argentin
Les chiffres racontent tout. À la 80e minute, l’Espagne comptait 65 % de possession et onze tirs dont huit cadrés, quand l’Argentine n’avait toujours pas tenté sa chance.
Lamine Yamal a été le poison de cette finale, faisant vivre un calvaire à Nicolas Tagliafico tout au long de la rencontre. Mais chaque tentative espagnole s’est heurtée au même obstacle : Emiliano Martínez.
Le gardien argentin a livré un match monumental, avec des parades décisives devant Yamal dans le temps additionnel, puis face à Nico Williams et Cubarsi. À lui seul, il a maintenu son équipe en vie pendant plus de 90 minutes.
Le tournant du carton rouge
Tout a basculé à la 90e+3. Enzo Fernández a déséquilibré Cubarsi dans les airs et écopé d’un second carton jaune, synonyme d’expulsion.
L’Argentine, déjà en souffrance, devait donc disputer trente minutes de prolongation à dix. Une mission quasi impossible face à cette Espagne, d’autant que Lisandro Martínez avait déjà quitté ses partenaires sur blessure dès la 43e minute.
Le coup de grâce est tombé à la 106e. Sur une déviation de Nico Williams, Ferran Torres a surgi au second poteau pour placer un plat du pied sous la barre. Cette fois, Emiliano Martínez était battu.
Messi n’a jamais existé
La finale restera aussi comme un rendez-vous manqué pour Lionel Messi. Sevré de ballons, contraint de descendre très bas pour toucher le cuir, le capitaine argentin n’a jamais pesé.
Il aura fallu attendre la 114e minute pour voir le premier tir argentin de la rencontre, un centre-tir de Messi qui a frôlé la lucarne. L’Albiceleste a poussé dans les dernières minutes, sans parvenir à égaliser.
L’Espagne succède ainsi à l’Argentine au palmarès et confirme sa domination sur le football mondial, après avoir également éliminé la France en demi-finale, comme le rappelle notre compte rendu de cette rencontre. Le bilan complet de cette Coupe du monde est à retrouver sur le calendrier de la compétition.