David Lemos, commentateur suisse pendant la Coupe du Monde, n’a pas eu peur de dire ses plus profondes pensées à la FIFA et aux Etats-Unis. Et ça découpe.
L’Espagne a remporté la Coupe du Monde ce dimanche en s’imposant d’une courte tête face à l’Argentine (1-0). Le Mondial est maintenant terminé et David Lemos en a profité pour détruire la FIFA, Gianni Infantino et indirectement Donald Trump : « C’était sans aucun doute la Coupe du Monde la plus mercantile de l’histoire, l’une des plus politisées aussi. Nous n’oublierons pas les prix qu’ont dû payer les personnes qui n’ont pas des moyens considérables pour leur passion…
Parfois sans pouvoir ne serait-ce qu’entrer dans le pays si leur nationalité n’était pas la bonne. Qu’ils soient fans, journalistes, arbitres parfois, comme le Somalien Omar Artan. On pense aussi au traitement inacceptable de l’équipe d’Iran , qui n’a pas pu défendre ses chances correctement dans ce tournoi. On pense également au cas Balogun. On aura vu un président se vanter d’avoir appelé le président de la FIFA pour faire annuler une suspension d’un joueur », lâche-t-il dans un premier temps sur RadioTeleSuisse.
La politique au coeur de la Coupe du Monde
Par la suite, c’est Gianni Infantino qui en ont pris pour son grade : « La politique s’est immiscée au cœur du jeu, alors que la FIFA dit vouloir le mettre au-dessus de tout : visiblement, c’est jusqu’à un certain point. Une Coupe du monde qui aura aussi vu tous ses matches se disputer en quatre quart-temps et sa finale connaître une mi-temps de près de 30 minutes…
La crise a deux noms : l’argent et le pouvoir. Il y a aujourd’hui une crise de confiance entre de nombreux acteurs de ce sport et la FIFA. Ces prochaines semaines, l’argent va pleuvoir sur beaucoup de Fédérations, beaucoup d’acteurs de ce sport, qui seront gentiment invités à se taire. On a l’espoir que certaines choses seront relevées et qu’on ne les reverra plus. » Il a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.