L’ancien coéquipier de Deschamps, lui aussi champion du monde 1998, Bixente Lizarazu a publié une lettre touchante retraçant quarante ans d’histoire commune.
Ils ont grandi à quelques kilomètres l’un de l’autre, avec le même rêve en tête. Au lendemain du départ de Didier Deschamps, Bixente Lizarazu a publié une lettre ouverte à celui qu’il connaît depuis l’enfance. L’ancien latéral y remonte le fil d’une histoire commune née au Pays basque, poursuivie en équipe de France jusqu’au sacre de 1998, puis prolongée par la voix du micro. Un texte personnel, où la reconnaissance prend le pas sur l’analyse.
Deux gamins du Pays basque
Le point de départ est intime. Lizarazu rappelle que leurs chemins s’étaient croisés bien avant les Bleus, quand Deschamps évoluait à l’Aviron Bayonnais et lui aux Églantins d’Hendaye.
Deux enfants du Pays basque animés par le même objectif : devenir footballeurs professionnels. Un rêve que les deux hommes ont réalisé au-delà de toute espérance.
Leurs trajectoires se sont ensuite répondues en équipe de France, avec une aventure commune couronnée par la Coupe du monde 1998 puis l’Euro 2000. Deschamps était capitaine, Lizarazu titulaire dans le couloir gauche.
Un observateur privilégié
L’histoire ne s’est pas arrêtée au terrain. Lorsque Deschamps a pris les rênes des Bleus en 2012, Lizarazu occupait le poste de consultant sur TF1.
Aux côtés de Christian Jeanpierre puis de Grégoire Margotton, il a commenté pendant des années les matchs de la sélection. Une position qui lui a permis de suivre au plus près ce que son ancien coéquipier construisait.
C’est cette proximité qui donne du poids à son message, à l’image des nombreux hommages rendus depuis la fin du tournoi, comme celui de Dayot Upamecano.
« Le gardien du temple »
La formule la plus marquante est celle-ci. Lizarazu remercie Deschamps d’avoir été, pendant toutes ces années, le gardien du temple de l’équipe de France.
Il salue également la deuxième étoile décrochée en 2018, décrite comme un moment de joie immense offert à tout un pays, ainsi qu’une longévité de quatorze ans qu’il juge rare et exceptionnelle dans le football moderne.
Le consultant conclut en évoquant les qualités qui ont marqué le mandat de son ami : l’autorité, l’exigence, la discipline et le professionnalisme. Il lui souhaite une magnifique nouvelle vie, alors que la page se tourne également pour les joueurs, à l’image de Rayan Cherki qui a lui aussi salué le sélectionneur.