Avec les départs de Gonçalo Ramos et de Kang-in Lee, le club parisien encaisse environ 120 millions d’euros et tord le cou à une vieille réputation.
Longtemps, on a reproché au Paris Saint-Germain de tout savoir faire, sauf vendre. Attirer les stars, oui ; les revendre à bon prix, rarement. Cet été, le club de la capitale semble avoir changé de logiciel. Après le transfert de Gonçalo Ramos à l’AC Milan, Paris a officialisé ce samedi le départ de Kang-in Lee vers l’Atlético de Madrid. Deux opérations qui, mises bout à bout, rapportent gros et illustrent une gestion plus fine des départs. Une évolution qui mérite toutefois d’être nuancée.
Deux ventes, plus de 100 millions
Le montant global est conséquent. Gonçalo Ramos a rejoint Milan pour environ 75 millions d’euros hors bonus, devenant le transfert le plus cher de l’histoire du club lombard. Kang-in Lee, lui, s’est engagé avec l’Atlético contre un montant estimé autour de 40 millions d’euros, bonus compris.
Les deux joueurs partageaient un point commun : un temps de jeu limité dans un effectif pléthorique. Le Sud-Coréen, arrivé de Majorque en 2023, a disputé 124 matchs pour 16 buts en trois saisons, avec deux Ligues des champions au palmarès, comme il l’a rappelé dans son message d’adieu au club.
Sur le plan comptable, il faut toutefois distinguer les deux dossiers. Officialisé le 30 juin, le transfert de Ramos est rattaché à l’exercice précédent, quand celui de Lee s’inscrit sur la saison en cours. Les deux ventes n’apparaîtront donc pas sur le même bilan.
Bien vendre ne veut pas dire énorme plus-value
C’est la nuance à apporter au discours ambiant. Sur Kang-in Lee, l’opération est nettement bénéficiaire : acheté 22 millions, revendu autour de 40, le PSG dégage une plus-value d’environ 18 millions d’euros.
Le cas Ramos est différent. L’attaquant portugais avait coûté près de 80 millions bonus compris à Benfica en 2023. Le vendre 75 millions ne génère donc quasiment aucune plus-value : la réussite tient surtout au fait d’avoir récupéré la mise sur un joueur devenu remplaçant, sans perte sèche.
La vraie bascule est là : Paris parvient désormais à céder au prix fort des éléments peu utilisés, là où il bradait autrefois ou laissait filer des joueurs gratuitement. Un progrès de gestion réel, même s’il ne se résume pas à des marges spectaculaires.
Une stratégie assumée avant de réinvestir
Ce virage n’a rien d’accidentel. Depuis plusieurs mercatos, la direction sportive parisienne cible davantage des profils jeunes, à fort potentiel de progression et de revente. L’époque de l’empilement de stars aux salaires difficiles à écouler paraît derrière elle.
Le club n’hésite plus à vendre quand les conditions financières sont réunies, quitte à se séparer d’un joueur encore utile. L’objectif affiché est de réinvestir intelligemment tout en gardant un effectif compétitif, dans un cadre où la maîtrise financière est devenue centrale.
Reste à voir comment ces liquidités seront employées. Plusieurs dossiers animent l’actualité parisienne, à commencer par la lutte avec le Real Madrid pour le jeune Ivoirien Yan Diomandé. Le premier vrai test de cette nouvelle stratégie se jouera à l’achat.