« Il fallait faire attention à ne pas vexer l’un ou l’autre » : Will Still déballe tout sur son année à Lens

Gabriel Gromellon

27 juillet 2026 16h54

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« Il fallait faire attention à ne pas vexer l’un ou l’autre » : Will Still déballe tout sur son année à Lens

Crédit Photo - IconSport

Le nouvel entraîneur d’Auxerre est revenu sans détour sur les coulisses agitées de son passage chez les Sang et Or, marqué par des tensions en interne.

Un an après avoir quitté Bollaert, Will Still parle enfin. Désormais installé sur le banc de l’AJ Auxerre, le technicien anglo-belge de 33 ans a accepté de revenir, dans un entretien à L’Équipe, sur sa saison lensoise. Un exercice sportivement réussi, mais compliqué en coulisses. Sans transformer son propos en règlement de comptes, l’entraîneur pointe une organisation interne pesante, tout en relativisant aussitôt. L’occasion aussi de répondre aux critiques entendues depuis sa nomination en Bourgogne.

Une ambiance interne qui a pesé

Interrogé sur ce qui le dérange le plus dans le football, Still répond d’un mot : la politique. Il évoque son année à Lens, à un moment où le club se dotait d’une nouvelle direction, avec notamment Pierre Dréossi et Diego Lopez aux commandes du secteur sportif.

Selon lui, cette configuration imposait une vigilance permanente pour ménager les susceptibilités des uns et des autres. Une situation qu’il dit avoir mal vécue, lui qui réclame une transparence totale dans le travail.

L’entraîneur nuance toutefois immédiatement son propos, rappelant que ce genre de tensions existe dans de nombreux clubs. Il évoque aussi le poids de l’environnement extérieur, expliquant avoir appris à ne quasiment plus rien écouter pour se préserver.

Une saison réussie sur le terrain

Ces coulisses agitées n’ont pas empêché Still de réussir sa mission sportive. Arrivé pour succéder à Franck Haise, il avait mené le RC Lens à une honorable huitième place de Ligue 1 dès sa première et unique saison.

Son départ, au bout d’un an, n’avait rien à voir avec les résultats. Le technicien avait choisi de rejoindre l’Angleterre pour des raisons personnelles, avant un passage écourté à Southampton, puis une période de réflexion sur la suite de sa carrière.

À noter que les deux dirigeants qu’il évoque, Dréossi et Lopez, ont eux aussi quitté le club peu après lui. Un contexte de valse des cadres qui rappelle la fragilité des organigrammes, dans un football où les entraîneurs sont exposés à une pression constante.

Auxerre, un choix assumé

Sur son avenir, Still a tenu à balayer les critiques. Certains ont présenté sa signature à Auxerre comme un choix par défaut, une manière de se relancer à moindre niveau. Il rejette fermement cette lecture.

L’entraîneur affirme avoir eu d’autres opportunités durant la saison, citant notamment le Paris FC et Nantes, mais avoir préféré prendre son temps. Il décrit Auxerre comme un club accessible et à taille humaine, un projet qui correspond à son