L’entourage du latéral français a proposé son nom à la Juventus et à Naples, mais un obstacle rend l’opération très compliquée.
Un trophée soulevé, neuf buts inscrits, un salaire que personne ne pourrait aligner en Europe. Sur le papier, la première année saoudienne de Théo Hernandez n’a rien d’un échec. Elle lui a pourtant suffi. Douze mois après avoir quitté l’AC Milan pour Al-Hilal contre 25 millions d’euros, le latéral gauche de 28 ans veut retrouver un championnat européen dès cet été. Son agent a déjà commencé à activer ses réseaux en Italie. Et c’est précisément ce qui l’a fait partir qui risque de l’empêcher de revenir.
Un agent, deux clubs italiens et un vieux complice
Selon Tuttosport, Manuel García Quilón, représentant du joueur, a proposé son client à la Juventus et à Naples. La Stampa ajoute de son côté le nom de l’Atlético Madrid, un club qui avait déjà tenté de le recruter l’été dernier avant d’être devancé par les Saoudiens.
La piste turinoise n’est pas anodine. Ricky Massara, aujourd’hui directeur du football de la Juventus, était directeur sportif du Milan quand Hernandez y a remporté le Scudetto en 2022. Les deux hommes ont gardé d’excellentes relations, et le dirigeant apprécie de longue date le profil du Français.
Côté napolitain, la proposition a été reçue par Giovanni Manna, mais aucune négociation concrète n’a démarré. Al-Hilal, lui, ne considérerait plus le joueur comme intouchable et étudierait une sortie, y compris sous forme de prêt.
Le problème s’appelle 20 millions
Le nœud du dossier tient en un chiffre. Hernandez perçoit environ 20 millions d’euros nets par saison en Arabie saoudite, avec un contrat courant jusqu’en juin 2028.
La Juventus, elle, a fixé son plafond salarial autour de 7 millions nets, le niveau de Kenan Yildiz. L’écart dépasse donc les 13 millions annuels. Même en acceptant une baisse importante, le Français devrait consentir un effort considérable.
S’ajoute un problème d’effectif : à Turin, le poste est occupé par Andrea Cambiaso. Un départ de l’Italien conditionnerait toute offensive sur Hernandez. Autant dire que l’opération, en l’état, relève davantage de l’intention que du dossier avancé.
En toile de fond, les Bleus
Ce désir de retour ne tombe pas par hasard. Pendant la Coupe du monde, Hernandez a perdu sa place de titulaire au profit de Lucas Digne, depuis recruté par le Paris Saint-Germain. Un signal difficile à ignorer pour un joueur de 49 sélections.
Zinédine Zidane vient par ailleurs de prendre les commandes des Bleus, avec une première liste attendue début septembre. Le nouveau sélectionneur explore plusieurs pistes au poste, dont celle d’un retour de Ferland Mendy. Rester à Riyad, c’est prendre le risque de sortir durablement des radars.
L’attractivité du championnat saoudien reste pourtant intacte pour d’autres : Al-Hilal continue de cibler des stars européennes. Hernandez, lui, avait déjà annoncé la couleur en juin auprès de Marca : « J’espère revenir jouer en Europe un jour. »
Ce jour pourrait arriver plus vite que prévu, à condition qu’un club accepte le montage et que le joueur revoie ses exigences. Le mercato estival ferme début septembre.