Paris a monté son offre à 45 millions, Monaco en réclame 50 et ne bouge pas d’un centimètre.
Le joueur a dit oui depuis début juillet. Son futur entraîneur l’a appelé personnellement. Son contrat parisien est déjà négocié dans les grandes lignes. Et pourtant, Maghnes Akliouche est toujours joueur de l’AS Monaco ce mercredi. Selon L’Équipe, le Paris Saint-Germain vient de voir sa dernière proposition, évaluée à 45 millions d’euros, repoussée par le club de la Principauté. Un mois de négociations, trois offres, et un écart qui se réduit désormais à cinq millions d’euros. Autant dire presque rien, et pourtant tout.
Un joueur qui a déjà choisi
La position d’Akliouche n’a rien d’un secret. L’accord entre le milieu offensif et le PSG porte sur cinq saisons, soit un bail courant jusqu’en juin 2031. Luis Enrique lui a détaillé le rôle qu’il compte lui confier, sur un côté comme dans l’axe.
Le joueur de 24 ans a également écarté d’autres pistes, dont celle menant à Liverpool. Interrogé début juillet, il ne cachait d’ailleurs pas son intérêt : « C’est flatteur que le plus grand club du monde s’intéresse à toi », lâchait-il alors.
Reste que le contrat le lie à Monaco jusqu’en juin 2028, prolongation signée en juillet 2024. Le club n’est donc soumis à aucune urgence financière.
Monaco tient sa ligne
La direction monégasque a fixé un seuil et s’y tient : 50 millions d’euros fixes. Première offensive parisienne début juillet, autour de 35 millions, refusée. Deuxième tentative, refusée. Cette troisième proposition à 45 millions connaît le même sort.
Thiago Scuro, le directeur général de l’ASM, l’avait annoncé publiquement : sans accord satisfaisant, le club conserverait son joueur. Face à lui, Luis Campos mène les discussions côté parisien, dans un dossier ouvert depuis des semaines.
La valeur du joueur explique cette fermeté. Akliouche sort d’une saison à sept buts et dix passes décisives en 43 rencontres, ponctuée par une sélection pour la Coupe du monde 2026. Formé sur le Rocher, il est devenu le vingtième joueur français sous contrat à Monaco à disputer un Mondial.
Un dossier qui en cache un autre
L’affaire dépasse le seul cas Akliouche. Paris suit aussi Folarin Balogun, l’attaquant monégasque, pour compenser le départ de Gonçalo Ramos vers l’AC Milan. Deux dossiers avec le même interlocuteur, ce qui donne à Monaco un rapport de force confortable.
Sur le Rocher, le contexte a par ailleurs changé cet été. Filipe Luís a été nommé entraîneur le 6 juillet, en remplacement de Sébastien Pocognoli. Le technicien brésilien devra composer avec un effectif potentiellement amputé de ses deux meilleurs éléments offensifs.
Côté parisien, aucune précipitation affichée. Le club veut boucler l’opération à un prix qu’il estime raisonnable et joue la montre, quitte à laisser le dossier mûrir encore.
Akliouche, lui, reprend l’entraînement avec Monaco et figure au programme d’un amical contre Liverpool le 9 août. Le mercato ferme début septembre : il reste plus d’un mois pour combler cinq millions.