Le Football Video Support a fait ses grands débuts en France ce vendredi, dès la première journée, avec une expulsion confirmée à Aubagne et un but validé à Caen.
Le football français vient de vivre un petit moment d’histoire. Ce vendredi, pour l’ouverture de la Ligue 3, une nouvelle technologie d’aide à l’arbitrage a fait ses grands débuts dans l’Hexagone. Le Football Video Support, version allégée du VAR, a été utilisé pour la toute première fois lors d’Aubagne-Thionville, sur un carton rouge. D’autres rencontres du multiplex l’ont suivi de près, à l’image de Caen-Valenciennes. Une première journée qui marque l’entrée de la troisième division dans l’ère de l’assistance vidéo.
Un carton rouge pour inaugurer le dispositif
C’est à Aubagne que le FVS est entré dans l’histoire du football français. Lors de la réception de Thionville, le système a été sollicité pour la toute première fois, à l’occasion d’une situation de carton rouge.
Première utilisation du Football Video Support en @ligue3betclic et premier carton rouge pour le @Scaabofficiel ! 🟥#SCAABUSTL pic.twitter.com/ipkevTBFjP
— L1+ (@ligue1plus) August 7, 2026
Après recours à la vidéo, l’expulsion d’un joueur d’Aubagne a été actée. Une entrée en matière conforme à l’esprit du dispositif, pensé pour trancher les décisions les plus lourdes de conséquences sans multiplier les interruptions.
Ce baptême illustre l’un des quatre cas prévus par le règlement, celui du carton rouge, aux côtés du penalty, de l’identité d’un joueur averti et du but marqué ou non.
À Caen aussi, un but passé au crible
Le même soir, le stade Michel-d’Ornano a connu son propre épisode vidéo. À la 16e minute, Fahd El Khoumisti a trouvé le chemin des filets pour donner l’avantage au SM Caen face à Valenciennes.
Le staff valenciennois a alors dégainé son challenge, ce droit nouveau permettant à un entraîneur de réclamer une révision. Après vérification, l’arbitre central a confirmé sa décision : le but était valable, et Valenciennes a perdu l’un de ses deux challenges.
Le buteur n’est pas un inconnu à ce niveau. Fahd El Khoumisti, 33 ans, figure parmi les meilleurs réalisateurs de l’histoire de la division, un symbole idéal pour l’un des premiers faits marquants de cette Ligue 3 nouvelle version, portée par de nouveaux entraîneurs cette saison.
Comment fonctionne le Football Video Support
Ce système diffère nettement du VAR de la Ligue 1. Plus léger, il ne nécessite ni camion régie dédié, ni arbitre vidéo supplémentaire, ce qui le rend accessible à des championnats aux moyens plus limités.
Le principe repose sur les entraîneurs. L’arbitre central décide normalement, puis chaque coach dispose de deux challenges par match pour demander une révision. Le challenge est conservé si la réclamation est justifiée, mais perdu dans le cas contraire.
Sa mise en place, liée à l’arrivée d’un quatrième arbitre, accompagne la professionnalisation de la Ligue 3 Betclic. Pour les supporters, l’expérience est nouvelle et sera scrutée toute la saison, comme le rappelait notre présentation de cette première journée.