Frank McCourt a de nouveau renfloué le club en 2026, mais cet argent ne sert pas à recruter.
Les deux chiffres semblent incompatibles. D’un côté, un propriétaire qui a versé environ 120 millions d’euros au club depuis janvier. De l’autre, un mercato sans la moindre arrivée à trois semaines de la reprise. Selon L’Équipe, Frank McCourt a effectué deux apports cette année : 50 millions en février, puis 70 millions en juillet. Son entourage confirme l’enveloppe globale sans commenter ce découpage. La destination de cet argent explique pourtant tout : il ne s’agit pas de financer des recrues, mais de combler les pertes.
Un déficit qui dépasse les cent millions
Le premier versement intervient dans un contexte précis. Foot01 le situe après l’élimination en Ligue des champions, en février, alors que la saison prenait un tour préoccupant.
Le second, en juillet, visait à absorber un déficit qui aurait de nouveau franchi la barre des cent millions d’euros sur l’exercice écoulé. Rien de cette somme n’ira donc au recrutement.
C’est le nœud du malentendu qui agite les supporters. Bruno Genesio reconnaissait vendredi que la situation n’avait rien d’idéal, sans pouvoir promettre d’arrivées rapides.
Plus de 750 millions depuis 2016
Le compteur donne le vertige. À l’été 2025, McCourt avait déjà injecté 94,5 millions et estimait son investissement total autour de 640 millions d’euros depuis son rachat du club en octobre 2016.
Avec les 120 millions de cette année, le total dépasse désormais les 750 millions selon Maxifoot. Le tout sans le moindre titre majeur remporté sur la période.
Cette dépendance structurelle au propriétaire est précisément ce que les instances ont sanctionné. L’UEFA puis la DNCG ont imposé cet été un encadrement de la masse salariale et des indemnités de transfert.
Un changement de modèle assumé
Le message envoyé est clair. L’Américain ne souhaite plus fonctionner comme un guichet couvrant chaque perte en fin d’exercice, et pousse le club vers un modèle plus autonome.
L’objectif chiffré a été fixé : 150 millions d’euros de ventes avant la clôture de l’exercice 2026-2027, le 30 juin prochain. D’où les départs en cascade et l’impossibilité de recruter tant que ce seuil n’est pas approché.
Grégory Lorenzi doit donc composer avec un plafond salarial strict pour ses futures recrues. Le dossier du gardien illustre cette contrainte, la piste Bulka butant sur la fiche de paie du joueur.
L’OM reçoit Strasbourg le 21 août pour son entrée en Ligue 1.