Bordeaux : Le verdict va tomber avec deux divisions d’écart possibles

Gabriel Gromellon

10 août 2026 08h21

Ajouter comme source préférée sur Google
Bordeaux : Le verdict va tomber avec deux divisions d’écart possibles

Crédit Photo - IconSport

Le CNOSF doit rendre son avis lundi ou mardi, avant une décision du comité exécutif de la Fédération dans la foulée.

Le club au scapulaire vit ses dernières heures d’incertitude. Passés devant le Comité national olympique et sportif français mercredi 5 août à quatorze heures, les Girondins de Bordeaux devraient connaître l’avis du conciliateur lundi 10 ou mardi 11 août. En cas de réponse favorable, le comité exécutif de la Fédération tranchera quelques heures plus tard. Entre les deux issues possibles, le fossé est immense : la National 1 d’un côté, la Régional 1 de l’autre. Soit deux échelons d’écart.

Le scénario du pire est déjà écrit

La Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine n’a pas attendu le verdict. Elle a publié le calendrier de Régional 1 en y intégrant les Girondins, dans l’hypothèse où la rétrogradation serait confirmée.

Le club est en effet provisoirement relégué à ce sixième niveau national, conséquence de son exclusion de toutes les compétitions nationales prononcée par la DNCG.

Six fois champion de France, quatre fois vainqueur de la Coupe de France, le FCGB pourrait donc évoluer au niveau régional. Vingt-huit joueurs continuent pourtant de s’entraîner sans savoir dans quelle division ils joueront.

Une opposition frontale des clubs de National 1

La réintégration éventuelle ne fait pas l’unanimité. Dix présidents de clubs appelés à composer la poule Ouest ont publié un communiqué commun pour demander le maintien de la sanction.

Leur argument principal porte sur l’organisation. Un repêchage tardif ferait passer leur championnat de seize à dix-sept équipes, avec un calendrier bouleversé à quelques jours de la reprise, prévue le 22 août.

Ils contestent également la méthode, estimant que le CNOSF n’a pas vocation à examiner des éléments postérieurs à la décision de la DNCG.

Ce que le club a mis sur la table

Bordeaux s’appuie sur son changement d’actionnaire. Sparta Capital, associé au fonds Park Bench, a repris le club à Gérard Lopez pour un euro symbolique et s’est engagé à apporter environ dix millions d’euros.

Ces fonds sont placés sous séquestre et ne seront débloqués qu’en cas de levée de la sanction. L’accord avait été bouclé in extremis le 31 juillet, dernier jour du délai fixé.

Reste une donnée que le club ne maîtrise pas : l’avis du CNOSF n’est que consultatif. C’est bien le comité exécutif de la Fédération qui aura le dernier mot, même s’il suit généralement la recommandation.

Réponse attendue dans les quarante-huit heures.