Et si le foot amateur jouait d’octobre à juin ?

Gabriel Gromellon

11 août 2026 07h50

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Et si le foot amateur jouait d’octobre à juin ?

Crédit Photo - IconSport

La sécheresse a relancé un vieux débat sur le calendrier, mais chaque proposition se heurte à une objection climatique.

Dix matchs entre octobre et décembre, vingt de février à fin juin. La proposition, formulée par un supporter sous nos publications consacrées à l’état des terrains, a récolté une trentaine de likes et surtout autant de contradictions. Car derrière l’idée de décaler la saison pour éviter les pelouses grillées se cache un problème plus large : à quelle période peut-on encore jouer sereinement en France ? Les réponses de nos lecteurs dessinent une équation sans solution évidente.

Le calendrier idéal n’existe pas

Un contributeur résume l’impasse en une phrase. À partir d’octobre et novembre arrive la saison des pluies, en janvier et février les terrains gèlent, et dès le mois de mai on dépasse les trente degrés.

Un autre ironise : « en octobre on va remettre car il pleut trop, en novembre il fera trop froid ». Un troisième raconte son expérience réelle, un championnat démarré en octobre, interrompu fin octobre pour terrain impraticable, repris en mars.

La conclusion revient plusieurs fois sous des formes différentes : à ce rythme, il ne resterait que deux mois de jeu par an. La reprise reste fixée à la fin du mois.

Les partisans du changement s’appuient sur l’étranger

D’autres estiment que le blocage est culturel. Un lecteur rappelle qu’en Italie, il n’existe pas de trêve hivernale comparable à la française.

Un autre pose la question autrement : pourquoi s’obstiner à jouer en janvier plutôt qu’en juin ? Il évoque des pauses fraîcheur et une trêve hivernale adaptée région par région, plutôt qu’un calendrier uniforme sur tout le territoire.

Cette souplesse géographique revient souvent. Certains proposent de jouer dès mi-septembre dans le Sud et plus tard dans le Nord, avec un arrêt de mi-décembre à début mars.

La vraie contrainte n’est pas climatique

Un commentaire déplace le débat. Selon lui, les premiers tours de Coupe de France doivent se disputer tôt dans la saison pour ne pas bousculer le calendrier professionnel, ce qui verrouille toute la programmation amateur.

D’autres pointent le nombre de clubs concernés. Réorganiser le calendrier suppose de coordonner des milliers d’équipes réparties sur des zones climatiques très différentes, sans les équipements permettant d’absorber les aléas.

Le lien avec l’équipement est d’ailleurs systématique. Plusieurs contributeurs estiment qu’un calendrier étendu n’est possible qu’avec davantage de surfaces synthétiques. Les championnats nationaux amateurs reprennent eux aussi dans les prochaines semaines.

Aucune instance n’a annoncé de réflexion sur le sujet à ce stade.