L’entraîneur du FC Chauray, qui devait affronter Bordeaux cette saison, redoute les conséquences d’une relégation au niveau régional.
Les concurrents ne se réjouissent pas tous d’une place libérée. Le FC Chauray devait figurer dans le même groupe de National 1 que les Girondins de Bordeaux cette saison. Son entraîneur Yassine Azahaf ne cache pas son inquiétude quant à l’issue du dossier. Il estime auprès d’Ouest-France que le club au scapulaire perdrait beaucoup de joueurs s’il n’était pas maintenu, avec une situation qui deviendrait chaotique. Les deux formations s’affrontent en amical ce vendredi à 18 heures.
Un adversaire qui prépare les deux scénarios
Le club des Deux-Sèvres n’a pourtant rien laissé au hasard. Si les Girondins sont renvoyés en Régional 1, la rencontre de vendredi n’aura probablement pas lieu.
Azahaf explique donc avoir prévu un autre match le samedi soir, afin que tout son effectif dispose de temps de jeu avant la reprise du championnat. Une organisation de secours qui en dit long sur l’incertitude ambiante.
Son analyse du calendrier rejoint celle des observateurs. Selon lui, le CNOSF a transmis le dossier à la Fédération, et la décision devrait tomber dans la semaine. Deux divisions séparent les deux issues.
Pourquoi la réponse tarde
Le délai n’a rien d’anormal. Le Code du sport accorde au conciliateur un mois après la saisine pour entendre les parties et formuler ses propositions.
Le club ayant annoncé son recours le 22 juillet, l’échéance théorique court jusqu’à la seconde quinzaine d’août. Aucune notification n’était parvenue au club en début de semaine selon WebGirondins.
Les échanges auraient par ailleurs été particulièrement tendus lors de l’audience entre Gérard Lopez, accompagné de son avocat, et les représentants fédéraux. Vingt-huit joueurs s’entraînent sans savoir à quel niveau ils évolueront.
Un précédent qui a joué en faveur de Bordeaux
Le club a déjà traversé exactement ce scénario. En 2022, rétrogradé en National par la DNCG, il avait saisi le CNOSF, qui s’était déclaré favorable à son maintien en Ligue 2.
Le comité exécutif de la Fédération avait suivi cet avis deux jours plus tard, à trois jours du début du championnat, tout en exigeant un contrôle financier renforcé sur toute la saison.
La mécanique sera identique cette fois : l’avis du conciliateur n’est que consultatif, et le Comex pourrait se réunir dans les soixante-douze heures suivant la notification.