Girondins : le CNOSF referme la dernière porte, la liquidation judiciaire devient une menace réelle

Gabriel Gromellon

14 août 2026 22h09

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Girondins : le CNOSF referme la dernière porte, la liquidation judiciaire devient une menace réelle

Crédit Photo - IconSport

En rendant un avis défavorable ce vendredi, l’instance a validé l’exclusion des championnats nationaux, plongeant Bordeaux dans un péril financier majeur.

Le dernier recours n’a rien changé. Ce vendredi, les Girondins de Bordeaux ont appris que le conciliateur du Comité national olympique et sportif français avait rendu un avis défavorable à leur réintégration dans les championnats nationaux a révélé L’Equipe. Une décision lourde de conséquences, qui confirme l’exclusion prononcée par la DNCG et rapproche le club d’un scénario redouté : la liquidation judiciaire. Pour le sextuple champion de France, l’étau se resserre à quelques jours de la reprise en Régional 1.

Un ultime recours qui échoue

Bordeaux avait misé sur cette audition pour renverser la tendance. Le club avait déposé son recours devant le CNOSF le 27 juillet, après une exclusion des championnats nationaux prononcée le 30 juin par la DNCG, puis confirmée en appel à la mi-juillet.

Les arguments présentés le 5 août n’ont pas convaincu. Le conciliateur a préconisé le maintien de la sanction, fermant la voie à un retour en National 1, l’ancien National 2, que les dirigeants espéraient encore.

Conséquence immédiate, le club reste pour l’heure inscrit en poule B de Régional 1. Sa première journée est prévue le 29 août à Saint-Médard-en-Jalles, un scénario déjà redouté par les supporters, à l’image d’autres cas de rétrogradation administrative à l’échelon régional.

Le spectre de la liquidation

L’avis défavorable a des répercussions qui dépassent le cadre sportif. Malgré l’apport par Sparta Capital des 10,6 millions d’euros censés boucler la saison, le projet de reprise se retrouve fragilisé, remettant en cause l’ensemble du montage financier.

Le risque juridique est désormais bien réel. Le commissaire chargé du plan de continuation pourrait en demander l’arrêt anticipé, invoquant une situation économiquement compromise, première étape possible vers l’ouverture d’une liquidation judiciaire.

Une telle procédure ouvrirait plusieurs scénarios. Un appel d’offres de cession pourrait être lancé, mais en l’absence de repreneur jugé satisfaisant, le club risquerait de voir ses actifs vendus, comme sa vingtaine de marques déposées, un soutien étant toutefois évoqué du côté de certains acteurs mobilisés pour le club.

Un dernier espoir et des responsabilités en jeu

Tout n’est pourtant pas totalement figé. Les Girondins conservent une option : refuser la conciliation et saisir le tribunal administratif d’un référé en suspension. Ils disposent de quinze jours pour engager cette démarche, qui était la tendance vendredi.

La question de la division reste, elle, en suspens. C’est le comité directeur de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine qui tranchera, après examen du budget prévisionnel par sa commission de contrôle, une procédure qui pourrait durer environ une semaine.

En arrière-plan, l’ancien propriétaire pourrait être inquiété. Une requête pour faute de gestion n’est pas exclue, avec à la clé de possibles sanctions personnelles. Le compte à rebours est lancé, à deux semaines du coup d’envoi du championnat régional.