Dans un communiqué, les Girondins s’étonnent de la recommandation défavorable malgré les garanties financières apportées et annoncent de nouveaux recours.
Les Girondins refusent de baisser les bras. Au lendemain de l’avis défavorable rendu par le CNOSF, qui préconise le maintien de leur exclusion des championnats nationaux, le club a réagi par un communiqué offensif. Bordeaux y exprime son incompréhension face à cette orientation, alors que d’importantes garanties financières ont été présentées par ses nouveaux investisseurs. Le sextuple champion de France, menacé de liquidation, entend désormais épuiser tous les recours possibles pour sauver son avenir.
Le club met en avant ses garanties financières
Bordeaux estime avoir présenté toutes les assurances nécessaires. Le club rappelle avoir placé sous séquestre, à la Caisse des Dépôts et Consignations, une somme de 10,6 millions d’euros destinée à sécuriser le financement de la saison à venir et des suivantes.
Les nouveaux investisseurs seraient allés plus loin encore. Selon le communiqué, un montant additionnel de 10 millions de dollars aurait été logé sur un compte dédié, assorti d’un engagement à régler les 20 millions d’euros de dettes envers de nombreux clubs et créanciers.
Le club dit donc s’étonner que ce niveau de sécurisation n’ait pas suffi. Il met en avant une gestion rigoureuse et une maîtrise de sa masse salariale, des efforts qu’il juge insuffisamment pris en compte, comme le détaillait notre article sur l’avis rendu par le CNOSF.
Le spectre de la liquidation agité
Le communiqué ne masque pas la gravité de la situation. Le club affirme que suivre cette recommandation reviendrait à mettre un terme à l’histoire d’un monument du football français, privé de compétition et menacé de liquidation judiciaire.
Pour appuyer son propos, Bordeaux rappelle son ancrage populaire. Le club met en avant les 26 000 spectateurs réunis en mai dernier, un record pour une rencontre de ce niveau en France, preuve de l’attachement qu’il suscite, un soutien également relayé par d’autres acteurs du football amateur.
Sur le plan procédural, une nuance mérite toutefois d’être soulignée. L’avis du CNOSF allant dans le même sens que la décision de la DNCG, la mesure s’applique sans que le comité exécutif de la Fédération ait besoin de la valider formellement.
Une bataille qui se poursuivra devant la justice
Bordeaux annonce vouloir se battre sur tous les fronts. Le club et sa nouvelle direction assurent vouloir défendre leurs intérêts « jusqu’au bout », en exerçant l’ensemble des voies de recours disponibles dans les délais légaux.
Concrètement, une option se dessine. Les Girondins disposent de quinze jours pour refuser la conciliation et saisir le tribunal administratif, seul moyen désormais de suspendre les effets de leur rétrogradation vers le Régional 1.
En attendant, le club affiche son unité. Sa direction a remercié salariés, joueurs, partenaires et supporters, tout en souhaitant bonne chance à son équipe première, qui poursuit sa préparation malgré l’incertitude, à quelques jours du début du championnat régional.