Record d’engagés d’un côté, forfaits de l’autre : la Coupe de France démarre sous tension

Gabriel Gromellon

22 août 2026 12h50

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Record d’engagés d’un côté, forfaits de l’autre : la Coupe de France démarre sous tension

Crédit Photo - IconSport

Le premier tour se dispute ce week-end sur des pelouses ravagées par la sécheresse, contraignant les clubs à multiplier les solutions de repli.

Jamais le contraste n’aura été aussi frappant. Ce week-end, des milliers de clubs amateurs entrent en lice au premier tour de la Coupe de France, dans un enthousiasme intact qui se traduit même par des records de participation. Mais l’organisation vire au casse-tête, tant les pelouses ont souffert d’un été caniculaire. Entre terrains impraticables, matchs délocalisés et forfaits en série, cette rentrée du football amateur se déroule dans des conditions rarement vues.

Un engouement qui ne faiblit pas

Les chiffres racontent une histoire encourageante. En Bourgogne-Franche-Comté, la Ligue a enregistré 406 équipes engagées, un record régional pour une épreuve qui continue de mobiliser massivement les clubs du territoire.

L’épreuve conserve toute sa magie auprès des amateurs. Pour beaucoup de petites formations, l’objectif reste d’avancer dans les tours pour décrocher les fameux maillots fournis par la Fédération, voire d’espérer croiser un club professionnel.

Le règlement des premiers tours réserve quelques particularités. Les rencontres se disputent en deux fois quarante-cinq minutes, sans prolongation, avec une séance de tirs au but immédiate en cas d’égalité. Seize joueurs figurent sur la feuille de match, dont un gardien remplaçant obligatoire, et trois remplacements sont autorisés, un joueur sorti pouvant revenir en jeu.

Des pelouses à bout de souffle

Partout, l’état des terrains inquiète. Dans le Loir-et-Cher, la sécheresse a mis les installations au supplice, à l’image du stade de Suèvres, dont la pelouse a totalement grillé au fil de l’été.

Le constat est identique en Bourgogne-Franche-Comté. Les surfaces ont été durement éprouvées par les fortes chaleurs, et de nombreuses équipes devront évoluer sur des terrains particulièrement secs, une donnée qui pèsera sur le jeu.

Certains clubs ont trouvé des alternatives. Belherbe-Sancey disputera ainsi sa rencontre à une trentaine de kilomètres de ses installations, sur un synthétique voisin, tandis que Clerval Anteuil a dû renoncer à son terrain en herbe.

Forfaits en série et calendriers bousculés

Certaines équipes ont préféré renoncer. En Bretagne, huit clubs avaient déclaré forfait dès vendredi soir, qualifiant d’office leurs adversaires pour le tour suivant, tandis qu’un club bourguignon jetait lui aussi l’éponge avant même le coup d’envoi.

Les instances régionales ont dû s’adapter dans l’urgence. Plusieurs ligues ont imposé des consignes strictes aux clubs, comme en Bretagne où des mesures exceptionnelles prévoient inversions de rencontres et reports automatiques.

Ailleurs, les décisions sont allées plus loin encore. Une ligue a choisi de suspendre l’ensemble de ses compétitions, et un district a décalé sa reprise de deux semaines. Le deuxième tour, programmé dès le week-end prochain, s’annonce tout aussi compliqué à organiser.